Les conseils des prévenus ont confirmé que ces dates ont été proposées par la juridiction, sans qu’une convocation officielle n’ait encore été transmise. Un ajustement reste donc possible si certains avocats sont déjà mobilisés sur d’autres dossiers majeurs, notamment devant les assises.

Seules trois personnes comparaîtront lors de ce procès en appel :

  • Gaël Perdriau, ancien maire de Saint-Étienne, condamné en première instance à cinq ans de prison, dont un avec sursis,
  • Samy Kéfi-Jérôme, son ancien adjoint,
  • Gilles Rossary-Lenglet, présenté comme l’instigateur opérationnel de l’affaire, condamné à quatre ans de prison, dont un avec sursis.

Pierre Gauttieri, ancien directeur de cabinet de Gaël Perdriau, ne sera pas concerné par cette audience, ayant renoncé à faire appel de sa condamnation.

Une condamnation pour chantage et manipulation

Les trois hommes avaient été reconnus coupables, à différents degrés, d’avoir participé à un chantage visant Gilles Artigues, ancien adjoint au maire de Saint-Étienne. L’affaire reposait sur l’utilisation d’une vidéo à caractère intime, présentée comme compromettante, afin de faire pression sur la victime.

Les quatre condamnés, dont Pierre Gauttieri, purgent actuellement leurs peines en détention. Cette situation explique en grande partie la rapidité de la programmation du procès en appel. La loi prévoit en effet des délais raccourcis lorsque les personnes concernées sont incarcérées, afin d’éviter une attente excessive avant le réexamen de leur dossier.

Les avocats restent prudents. Avant toute validation définitive, ils doivent confirmer leur disponibilité aux dates proposées par la cour d’appel. En cas d’indisponibilité majeure, notamment pour des affaires criminelles prioritaires, l’audience pourrait être reportée.