Baptiste Anglade, Nouveau parti anticapitaliste Révolutionnaires





Baptiste Anglade, travailleur social de 34 ans, sera la tête de liste du NPA-Révolutionnaires pour les élections municipales de mars 2026 à Grenoble. Photo Le DL/Albane Pommereau

Baptiste Anglade, travailleur social de 34 ans, sera la tête de liste du NPA-Révolutionnaires pour les élections municipales de mars 2026 à Grenoble. Photo Le DL/Albane Pommereau

Déjà candidat au poste de député dans la 3e circonscription (puis en décembre 2024 pour la législative partielle dans la 1re circonscription après la démission d’Hugo Prevost) et aux européennes en juin 2024, le travailleur social de 34 ans sera la tête de liste du NPA-Révolutionnaires (le NPA, formé en 2009, s’est scindé en 2022), comme il l’a annoncé le 29 octobre dernier.

Réquisition des logements vacants pour l’hébergement d’urgence, gratuité des transports, des cantines et des maisons de retraite font notamment partie de ses promesses de campagne.  


Nadia Belaïd et Thomas Simon, Grenoble Alpes Collectif





Nadia Belaïd, 58 ans, et Thomas Simon, 35 ans, ont été désignés commebinôme tête de liste du Grenoble Alpes Collectif (GAC). Photo Le DL/Inès Fakche

Nadia Belaïd, 58 ans, et Thomas Simon, 35 ans, ont été désignés commebinôme tête de liste du Grenoble Alpes Collectif (GAC). Photo Le DL/Inès Fakche

Nadia Belaïd et Thomas Simon ont été désignés binôme tête de liste du Grenoble Alpes Collectif (GAC), à l’issue d’un processus inhabituel : le plébiscite citoyen. 

Nadia Belaïd, 58 ans, est architecte, installée à Grenoble depuis 1989. Thomas Simon, 35 ans, est le codirigeant d’une coopérative spécialisée dans la démocratie directe. Le collectif citoyen doit désigner une tête de liste parmi le binôme, au cours d’un vote interne prévu en février.

GAC défend un budget 100 % citoyen, entièrement décidé par une assemblée tirée au sort. Le collectif souhaite également redescendre la décision au niveau des quartiers, en créant des binômes de co-maires de quartier, chargés d’organiser la démocratie locale.


Catherine Brun, Lutte ouvrière





Catherine Brun, enseignante à la retraite de 68 ans, sera la tête de la liste Lutte ouvrière à Grenoble pour les élections municipales de mars prochain. Photo Le DL/Albane Pommereau

Catherine Brun, enseignante à la retraite de 68 ans, sera la tête de la liste Lutte ouvrière à Grenoble pour les élections municipales de mars prochain. Photo Le DL/Albane Pommereau

Déjà candidate en 2008, 2014 et 2020, Catherine Brun se présente de nouveau aux élections municipales de Grenoble. Cette ancienne enseignante en histoire-géographie de 68 ans porte sur tous les fronts et toutes les élections (législatives, municipales…) le message de son parti, Lutte ouvrière.

Aux dernières élections municipales, elle avait récolté 1,19 % des voix au premier tour du scrutin.

La candidate ne déroulera pas de programme local, estimant que ce n’est pas l’échelle à laquelle se résolve les problèmes des travailleurs.


Allan Brunon, La France insoumise





Allan Brunon, 26 ans, a été assistant parlementaire du député insoumis du Rhône Gabriel Amard. Il est co-animateur du pôle antifasciste de La France insoumise. Photo Le DL/Anouk Anglade

Allan Brunon, 26 ans, a été assistant parlementaire du député insoumis du Rhône Gabriel Amard. Il est co-animateur du pôle antifasciste de La France insoumise. Photo Le DL/Anouk Anglade

Après plusieurs semaines de rumeurs, Allan Brunon a finalement annoncé sa candidature en septembre dernier, actant la fin de l’alliance qui liait les Insoumis avec les Écologistes depuis la première élection d’Éric Piolle en 2014. Une liste autonome soutenue par la députée (et ancienne première adjointe d’Éric Piolle) LFI Élisa Martin, mais pas par la conseillère régionale Émilie Marche ni l’adjoint au maire Alan Confesson (qui a rejoint la liste de Laurence Ruffin), suspendus depuis par le parti de Jean-Luc Mélenchon.

Candidat aux législatives en 2022 sur la 10e circonscription de l’Isère, il a également été assistant parlementaire du député LFI du Rhône, Gabriel Amard. 

Les premières mesures qu’Allan Brunon, 26 ans et originaire du Nord-Isère, porte dans son programme : la gratuité de la cantine scolaire, l’investissement dans les logements du social et un grand plan pour le mal logement, la création d’un service municipal de la tranquillité publique et un pouvoir de révocation des élus. 



Pierre-Édouard Cardinal, “Grenoble, la belle ambition” avec Renaissance et  MoDem





Pierre-Édouard Cardinal, 34 ans, est le directeur général de la Sem Minatec. Photo Le DL/Stéphane Pillaud

Pierre-Édouard Cardinal, 34 ans, est le directeur général de la Sem Minatec. Photo Le DL/Stéphane Pillaud

Directeur général de la Sem Minatec (un complexe scientifique d’envergure européenne situé sur le polygone scientifique de Grenoble), Pierre-Édouard Cardinal, 34 ans, est Grenoblois depuis cinq ans.

Le 13 novembre dernier, il a annoncé sa candidature à la tête de la liste “Grenoble, la belle ambition !”, soutenue par le parti Renaissance et le Modem. Il compte également dans ses soutiens l’ex-candidate à la mairie en 2020, Émilie Chalas, mais également l’élue Delphine Bense (MoDem), Gilles Escala (Camp de base et CFDT), l’ancienne adjointe de Michel Destot, Marie-José Salat, et David Smétanine (ancien élu régional et champion paralympique).

Celui qui se définit « résolument social-démocrate » affiche également des soutiens Horizons et Place publique, deux formations déjà incarnées respectivement par Hervé Gerbi et Romain Gentil.

Alain Carignon, “Réconcilier Grenoble”, Les Républicains





Alain Carignon a été maire de Grenoble de 1983 à 1995. Photo Le DL/Jean-Benoit Vigny

Alain Carignon a été maire de Grenoble de 1983 à 1995. Photo Le DL/Jean-Benoit Vigny

Maire de Grenoble de 1983 à 1995, président du conseil général (1985-1997), Alain Carignon, 76 ans, a été ministre dans les gouvernements Chirac (1986-1988) puis Balladur (1993-1994). Il est condamné en 1996 à cinq ans de prison dont un an avec sursis. Il revient en politique en 2003 à la tête de l’UMP38. Il redevient conseiller municipal d’opposition (LR) à Grenoble en 2019, se présente aux municipales en 2020 où il termine (23,44 %) derrière Éric Piolle. 

L’ancien maire a annoncé repartir en campagne pour les municipales en juin 2025, à la tête de la liste “Réconcilier Grenoble”. Une candidature soutenue « à l’unanimité » par son parti, Les Républicains.

Son programme promet notamment « la sécurité et la salubrité de la ville » avec 150 agents de la police municipale de plus, qu’il souhaite armer, et la création d’un réseau de vidéoprotection développé, un PC opérationnel 24 heures sur 24.


Valentin Gabriac, “Grenoble capitale des Alpes”, Rassemblement national et UDR





Le Rassemblement national n'avait pas présenté de liste lors des élections municipales de 2020. Photo Le DL/Guillaume Drevet

Le Rassemblement national n’avait pas présenté de liste lors des élections municipales de 2020. Photo Le DL/Guillaume Drevet

C’est le 8 décembre que le Rassemblement national est officiellement entré dans la campagne, avec l’annonce d’une liste menée par Valentin Gabriac, 33 ans, soutenue par l’Union des droites pour la République, le parti d’Éric Ciotti. En 2020, le RN n’avait pas présenté de candidat.

Responsable de formation dans une grande entreprise internationale, le trentenaire est revenu dans la capitale des Alpes, où il avait fait ses toutes études, il y a quelques années après avoir vécu à l’étranger.

La sécurité est le principal cheval de bataille de Valentin Gabriac et de ses colistiers qui veulent « développer une police municipale armée. Nous voulons être une mairie pro-sécurité. Nous serons aussi pro-commerce, pro-entreprise » mais également « lutter contre les tags et refaire de Grenoble une ville propre ».


Romain Gentil, “Grenoble capitale citoyenne”, Équinoxe, Place publique et Parti radical de gauche





Chef d'entreprise, Romain Gentil est conseiller municipal d'opposition depuis 2021. Archives photo Le DL/Jean-Benoît Vigny

Chef d’entreprise, Romain Gentil est conseiller municipal d’opposition depuis 2021. Archives photo Le DL/Jean-Benoît Vigny

Romain Gentil est le chef de file de “Grenoble capitale citoyenne”, une coalition politique née de l’union de collectifs citoyens ancrés à gauche rejoints, en mai 2025, par le parti écologiste Équinoxe puis par Place publique et le PRG – Le Centre Gauche en septembre.

Âgé de 39 ans, Romain Gentil est arrivé à Grenoble pour ses études après avoir grandi en Italie. Il se lance ensuite dans l’entrepreneuriat. Entre 2023 et juin 2025, il préside La French Tech Alpes. Candidat sur la liste d’Olivier Noblecourt en 2020, il devient conseiller municipal d’opposition en 2021. 

Parmi les premières mesures : un centre de santé pluridisciplinaire ou une maison de santé par secteur de la ville, la gratuité réelle de l’école avec la cantine et le soutien inclus, une police municipale de proximité et renforcée de 80 postes supplémentaires de médiateurs et agents.


Hervé Gerbi, “Nous Grenoble”, Horizons





Hervé Gerbi avait été candidat lors de l'élection législative partielle de la 1ère circonscription de l'Isère en janvier 2025. Photo Le DL/Stéphane Pillaud

Hervé Gerbi avait été candidat lors de l’élection législative partielle de la 1ère circonscription de l’Isère en janvier 2025. Photo Le DL/Stéphane Pillaud

Né dans le Sud de la France, Hervé Gerbi, 54 ans, est avocat depuis 1996, spécialisé dans la défense des victimes. Il a été président du Crif Grenoble-Dauphiné de 2021 à 2024. Fin 2024, il présente sa candidature à la législative partielle dans la 1re circonscription de l’Isère et obtient 8,5 % des voix.

Le centriste Hervé Gerbi a été le tout premier à dire qu’il était candidat et tête de la liste “Nous Grenoble”, en avril dernier. L’avocat est soutenu par le parti Horizons d’Édouard Philippe, mais également par Hakima Necib (divers gauche), Jean-Charles Colas-Roy (Renaissance), Nassim Akrour (ex-GF38), Guillaume Sagnes (délégué départemental d’Horizons), Loïck Roche (société civile).

Parmi les mesures qui figurent dans son programme : une baisse de 10% de la taxe foncière, un plan sécurité chiffré à 10,8 millions d’euros, un bouclier alimentaire des aînés, un chèque resto pour les plus de 70 ans, la cantine gratuite dans les écoles de Grenoble.

Laurence Ruffin, “Oui Grenoble”, Europe Écologie-Les Verts, Parti communiste français, Génération.s, Parti animaliste et Parti socialiste





Native d'Amiens et arrivée à Grenoble en 2003, Laurence Ruffin a longtemps dirigé la Scop Alma. Photo Le DL/Jean-Baptiste Bornier

Native d’Amiens et arrivée à Grenoble en 2003, Laurence Ruffin a longtemps dirigé la Scop Alma. Photo Le DL/Jean-Baptiste Bornier

Née à Amiens, Laurence Ruffin, 47 ans, a fait de la capitale des Alpes « sa ville de cœur » depuis 2003. Non affiliée à un parti, la sœur du député François Ruffin (ex-LFI), était jusqu’à récemment PDG de la Scop Alma, spécialisée dans l’édition de logiciels.

En septembre, elle est désignée par un vote des militants pour succéder à Éric Piolle et mener la liste du “rassemblement des gauches, des écologistes et des citoyen·nes” qui réunit EELV, Parti communiste français, Génération. s, Parti animaliste et Parti socialiste.