C’est un véritable cas de conscience : si vous avez déjà emprunté une voiture Uber, avez-vous été sympa avec votre chauffeur ?
Si les utilisateurs peuvent noter la prestation de leur chauffeur, on oublie souvent qu’après chaque course, le chauffeur peut lui aussi évaluer son passager, sur une échelle de 1 à 5. Et au jeu des meilleurs passagers de France, l’une de nos villes se distingue : Avignon.
Avec une note moyenne de 4,97 sur 5, les utilisateurs de la cité des papes arrivent deuxièmes ex-aequo du classement établi par Uber, aux côtés de Troyes, Lorient, Besançon et Cherbourg. Ils sont devancés d’un souffle par la ville de Saint-Quentin (Aisne), qui décroche la médaille d’or du savoir-vivre à l’arrière-banquette, confirmant au passage la réputation de convivialité des habitants du Nord.
Plus bas dans le classement, on retrouve Annecy en 6e place (4,92/5). Grenoble figure également dans le top 10 ex-aequo, à égalité avec Paris, avec une note moyenne de 4,85 sur 5.
Une note qui sanctionne plus qu’elle ne récompense
Il convient toutefois de tempérer ces résultats. À ce niveau de notation, on ne parle plus vraiment de comportement, mais de mécanique algorithmique. Sur Uber, la note maximale est la norme, tandis que toute baisse est perçue comme une sanction. Résultat : presque tout le monde est excellent… jusqu’à preuve du contraire.
Pour les chauffeurs, un client ponctuel, discret, qui ne claque pas la portière et ne mange pas à l’arrière obtient quasi systématiquement cinq étoiles. En revanche, un retard, une odeur d’alcool ou une modification de destination en cours de route peuvent rapidement faire chuter la note. Autrement dit, cette évaluation mesure moins la gentillesse que la capacité à ne pas compliquer le trajet.
Le contexte urbain joue également un rôle. Dans des villes moyennes comme Avignon, Troyes ou Cherbourg, les courses sont souvent plus courtes, moins stressantes et moins nocturnes. À l’inverse, dans des métropoles comme Grenoble ou Paris, les situations sont plus tendues, ce qui peut mécaniquement peser sur les notes, sans que cela traduise nécessairement un manque de politesse des passagers.
Une chose, en revanche, ne varie pas selon les villes : un « bonjour », un « merci » et un minimum d’attention restent les meilleurs moyens de voyager à cinq étoiles.