Le décret Bacs (« building automation and control system »), issu des travaux de la COP 21 à Paris, impose en effet aux entreprises de mettre en place des scénarios d’usage vertueux de leurs bâtiments grâce à un suivi énergétique et des fonctions de régulation, dans l’objectif de sortir de la dépendance aux énergies fossiles. Dans ce marché très porteur, la société spécialisée Verdone cherche à se développer dans la région bordelaise. Pour y parvenir, la PME toulousaine a rejoint le groupe Acorus installé à Mérignac, il y a un an.
Bâtiments industriels aéronautiques
La société dispose d’une expertise recherchée dans son domaine. Pour le CNRS, Acorus-Verdone a, par exemple, installé un système de gestion des flux d’air dans un labo de manière à éviter la fuite de virus. En Gironde, elle cible plutôt le secteur de l’aéronautique. « Nous travaillons déjà avec Airbus et les grands groupes aéronautiques, souligne David Caillier, le directeur général. À Bordeaux, le parc industriel est bien développé dans ce domaine. Nous comptons ArianeGroup parmi notre clientèle et nous ciblons maintenant des acteurs comme Dassault. Nous sommes actuellement en plein ciblage commercial auprès de tous ces grands groupes du secteur. »
La plupart des bâtiments industriels sont déjà équipés de systèmes de gestion automatisés, mais beaucoup datent des années 1980 et ils s‘avèrent aujourd’hui obsolètes. Il y a donc un gros besoin de renouvellement de ces équipements.

Acorus-Verdone
Tensions sur les recrutements
Dans ce contexte, Verdone connaît une croissance importante de 10 % en 2025 et table sur le même élan en 2026. La PME est ainsi passée de 33 à 40 salariés l’année dernière et va continuer à recruter pour servir ses nouveaux clients dans la région bordelaise. Pour cela, elle va devoir recruter encore, et la tâche n’est pas aisée. « Nos métiers sont très tendus en termes de ressources, poursuit David Caillier. Les candidats sont très difficiles à trouver car il n’y a pas d’école dédiée. Nous avons besoin d’automaticiens professionnels déjà formés, ou de jeunes que nous formons en interne mais cela prend du temps. »