Yannick Vely
13/01/2026 à 20:57, Mis à jour le 13/01/2026 à 21:00

«Sans Pitié» acte la naissance d’un réalisateur français prometteur, Julien Hosmalin.

Le synopsis

Maria élève seule ses deux fils, Ryan et Dario. À eux trois ils tiennent le stand de tir dans une petite fête foraine. Après une balade à moto avec son grand frère, Dario disparaît et reste introuvable. C’est seulement le lendemain qu’il réapparaît blessé et muré dans le silence. Vingt ans plus tard, à la mort de leur mère, les deux frères se retrouvent. Dario a reconstruit sa vie au Canada, alors que Ryan est lui, resté à Ferris Wheel, vivant du stand et de petites combines.

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La critique de Paris Match (3/5)

Au Festival du film francophone d’Angoulême, où le film était présenté en compétition, Julien Hosmalin ne cachait pas ses influences. James Gray (« Little Odessa »), Martin Scorsese (« Mean Streets »), les polars poisseux de Sidney Lumet, « Il était une fois en Amérique » de Sergio Leone : autant de films américains qui ont marqué l’imaginaire du cinéaste. Tourné en Belgique près de Liège, « Sans pitié » possède ainsi une double origine, celle fantasmée du cinéma américain des années 1970 et celle, plus autobiographique, d’un certain naturalisme européen que l’on retrouve dans la description du monde des fêtes foraines, où les liens du sang restent les plus importants. Le meilleur de « Sans Pitié » tient dans la relation entre les deux frères, Ryan et Dario, joués avec conviction par Tewfik Jallab et Adam Bessa, et dans la manière dont Julien Hosmalin épouse les codes du cinéma de genre, quitte à flirter avec une certaine caricature. Mais la proposition est belle, affirmée et surtout d’une sincérité totale.

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De Julien Hosmalin
Avec Adam Bessa, Tewfik Jallab, Jonathan Turnbull