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Bordeaux : quand l’autopont de la place Latule fut inauguré, en 1973

Bordeaux : quand l’autopont de la place Latule fut inauguré, en 1973

DANS LE RÉTRO – L’autopont de la place Latule ouvrait à la circulation avec un jour d’avance. Cet ouvrage fut imaginé pour fluidifier le trafic permettant d’accéder à l’ancienne autoroute A62 et au pont d’Aquitaine. Un ouvrage qui, à l’époque, doit être provisoire…

Sous le plus pur ciel d’hiver que l’on puisse rêver, le cortège s’ébranla à 11 heures. Les DS de MM. Chaban-Delmas et Delaunay en tête, de nombreuses voitures dans lesquelles se trouvaient M. de La Serve, directeur de l’équipement ; l’ingénieur général Renoux ; l’inspecteur général Carriquiryborde ; les maires des communes traversées par l’ouvrage, MM. Barre (Ambarès), professeur Portmann (Sainte-Eulalie), Belleau (Lormont) ; Vignau-Anglade (Carbon-Blanc), Courbin (Saint-Loubès) ; le colonel Many, commandant le IVe groupement de CRS ; le lieutenant-colonel Mariani, commandant la gendarmerie de la Gironde ; commandant Laplace, commandant la CRS 14 ; Blidon, directeur de l’enregistrement ; Gilbert Leroi ; Alain Rigolet ; Grenier, ingénieur, etc., roulèrent à 50 km/ h sur une magnifique chaussée à partir de La Gardette.

Les officiels devant à l’entrée du tronçon de la nouvelle autoroute au nord de Bordeaux, le 15 janvier 1967.

Les officiels devant à l’entrée du tronçon de la nouvelle autoroute au nord de Bordeaux, le 15 janvier 1967.

Archives Guy Carlsen / Sud Ouest

Point n’est besoin d’ajouter que toutes ces autorités admirèrent une réalisation qui ne « jure » absolument pas dans le paysage et aux travaux de laquelle ont participé vingt-trois entreprises.

Tout le monde est prêt pour l’inauguration du nouveau tronçon de l’autoroute au nord de Bordeaux, le 15 janvier 1967.

Tout le monde est prêt pour l’inauguration du nouveau tronçon de l’autoroute au nord de Bordeaux, le 15 janvier 1967.

Archives Guy Carlsen / Sud Ouest

Comme il n’y a pas de coupage de ruban, il faut franchir « l’obstacle » représenté par une guirlande tricolore qui barre l’entrée de l’autoroute : ce que fait habilement Jacques Chaban-Delmas… le 15 janvier 1967.

Comme il n’y a pas de coupage de ruban, il faut franchir « l’obstacle » représenté par une guirlande tricolore qui barre l’entrée de l’autoroute : ce que fait habilement Jacques Chaban-Delmas… le 15 janvier 1967.

Archives Guy Carlsen / Sud Ouest

Ainsi que nous l’avons relaté dans notre édition de samedi, l’autoroute n’est actuellement en service qu’en direction de Paris. Mais la seconde voie, qui n’avait pas encore été ouverte pour des raisons de sécurité routière, le sera incessamment, vraisemblablement le lundi 23 janvier.

À la demande de M. Chaban-Delmas, une visite fut ensuite faite au Grand Pont, où l’on se rendit en empruntant le dernier tronçon qui aboutira à la rampe d’accès située à proximité de la cité Carriet.

La visite du Grand Pont (futur pont d’Aquitaine), le 15 janvier 1967, qui sera inauguré le 6 mai de la même année.

La visite du Grand Pont (futur pont d’Aquitaine), le 15 janvier 1967, qui sera inauguré le 6 mai de la même année.

Archives Guy Carlsen / Sud Ouest

Ce fut un grandiose spectacle que celui qui s’offrit à la vue de MM. Chaban-Delmas et Delaunay ; entre la large et calme Garonne et les horizons embrumés, on découvrait, à « bâbord », les toits, les églises et les monuments de la cité et, à « tribord », la plate campagne médocaine et les bras décharnés des grues qu’aurait aimé peindre Buffet. « C’est le plus bel endroit entre Paris et Madrid », s’extasiait le préfet d’Aquitaine.

Les visiteurs admirent la vue devant le nouveau pont de Bordeaux, le 15 janvier 1967.

Les visiteurs admirent la vue devant le nouveau pont de Bordeaux, le 15 janvier 1967.

Archives Guy Carlsen / Sud Ouest

Et le paysage sera encore plus séduisant lorsqu’auront disparu les « verrues » constituées par deux vilaines cheminées et qui n’avaient pas « échappé » au coup d’œil circulaire de M. Chaban-Delmas, auquel M. Renoux, inspecteur général des ponts et chaussées en retraite, rappelait la visite « pour le Grand Pont » qu’il lui fit le 28 septembre 1954 au ministère des travaux publics.

Cet ouvrage, d’intérêt national, n’est pas — Dieu soit loué — resté dans les cartons, non plus que l’autoroute A 62, le premier de toute la région du Sud-Ouest.