Un jour pourtant, l’instabilité atmosphérique et climatique les pousse à déserter le bunker et à chercher à se réfugier dans le cratère Clarke, situé dans le sud de la France. L’endroit semble protégé des tempêtes de radiation, le mur du cratère formant une zone de sécurité où l’air pourrait être respirable et l’eau potable. Allison (Morena Baccarin) et John (Gerard Butler) décident de tenter leur chance là-bas afin d’offrir un nouveau départ à leur famille. Mais le chemin d’exode risque d’être long et périlleux.

Comme une majorité de films catastrophes, Greenland déploie la rhétorique du père de famille courageux luttant contre les éléments (seul, ou presque, contre tous) tout en abordant le thème plus large de la restauration de l’environnement dans l’espoir de pouvoir vivre une vie normale et pas uniquement en mobilisant des stratégies de survie.

Le volet « migration » de cette suite semblait porteur de questions humaines profondes, voire existentielles (entraide, solidarité, équité,…) mais il n’en est rien. Les questions matérielles soulevées par cet exode volontaire sont balayées d’un revers de la main, ou presque, grâce à de multiples coups de chance et rebondissements plus ou moins réalistes.

À défaut de creuser la psychologie et la personnalité des différents membres de cette famille recomposée, au fil des étapes et du temps, le réalisateur parie sur le grand spectacle et les décors à couper le souffle. Une recette sans doute bien trop réchauffée, même pour ce début d’année.

Greenland: Migration Humanité en danger De Ric Roman Waugh Scénario Chris Sparling, Mitchell LaFortune Avec Gerard Butler, Morena Baccarin, Roman Griffin Davis Durée 1h39