Léo Bisiaux n’est pas parvenu à monter sur le podium du Championnat de France de cyclo-cross, chez les Elites, dimanche dernier. Le coureur de Decathlon CMA CGM est arrivé à la plus mauvaise place, au pied du podium. « Ce n’est pas la meilleure place, mais je pense que c’est quand même pas mal pour moi. Comparé aux derniers cross, c’est quand même bien, je monte en puissance », note-t-il. Quand Joris Delbove est parti, soit dès le début, celui qui n’est qu’Espoir n’a même pas pu espérer le suivre. « J’ai fait un bon départ, ensuite j’ai fait une petite erreur quand Joris est parti. Mais il n’y a pas eu match ».
Bon joueur, Léo Bisiaux s’avoue vaincu. « Je manque encore un peu de repères, mais ça arrive au fur et à mesure des courses. Joris était super fort. Il n’a pas fait beaucoup de cross et l’a gagné. C’est assez impressionnant, il faut féliciter le vainqueur ». Longtemps à la bataille avec les futurs médaillés, Martin Groslambert et Timothé Gabriel, Léo Bisiaux estime être battu par plus fort. « Martin fait un Top 15 en Coupe du Monde Elite, donc c’est bien. Il va falloir encore continuer de progresser. En tout cas, c’est de bon augure pour les courses Espoirs ».
« JE N’AI PAS TOUT PERDU »
Car pour les prochains rendez-vous internationaux, c’est dans sa catégorie d’âge que Léo Bisiaux va pouvoir s’aligner. « Techniquement, il m’en manque encore un peu. Je ne suis pas un pur cyclocrossman. J’aime ça, mais il en manque forcément pour jouer plus devant. J’espère pouvoir être à 100 % à Hulst. En tout cas, la forme commence à être de mieux en mieux ». Celui qui courait pour la première fois en France cet hiver repart de Troyes avec le sourire. « Je pense que c’est une journée positive. Je viens courir chez les Elites parce qu’il faut essayer de courir avec des gars plus forts que soi et c’est ce que j’ai essayé de faire. Je peux être fier de moi ».
Au fil des années, l’ancien Champion du Monde, d’Europe et de France Juniors de la discipline perd en rythme dans les sous-bois. Mais ce n’est pas à cause d’une lassitude. « J’adore ça. Je regarde quasiment toutes les courses. Après, c’est compliqué de faire tout en même temps. J’ai fini au Tour de Lombardie. Je prépare des efforts de 1 h avec des courses de 6 h sur route. Forcément, ce n’est pas la même chose que de faire que des accélérations en cyclo-cross. Je n’ai pas tout perdu depuis que j’ai été Champion du Monde, mais il faut encore continuer de travailler ». Avec Hulst en point de mire.