Geneviève Claisse. Geometry of color à la galerie A&R Fleury (36 Av. Matignon, 75008 Paris), jusqu’au 10 février 2026.
Léon Wuidar à la galerie White Cube (Paris)
Artiste belge de 87 ans, Léon Wuidar n’a jamais vu sa notoriété déborder au-delà des frontières belges. Pourtant, dans son pays natal, ce peintre originaire de Wallonie (où il vit et travaille aujourd’hui encore) figure dans toutes les collections des plus grands musées, ainsi que dans celles des collectionneurs belges d’envergure, comme Rodolphe Janssen. Représentée depuis six ans par la galerie londonienne White Cube, l’œuvre de Wuidar fait depuis plusieurs années l’objet d’une redécouverte, permise notamment par le musée Haus Konstruktiv de Zurich ou le musée des Arts Contemporains du Grand-Hornu à Boussu, en Belgique. En 2025, c’est trois œuvres que le Centre Pompidou acquiert.
À la galerie White Cube, l’exposition consacrée à Léon Wuidar se concentre principalement autour des années 1960 et 1970, durant lesquelles son œuvre se fait le miroir de l’architecture brutaliste d’après-guerre, tout en mêlant certaines influences surréalistes. En résulte une vingtaine de tableaux aux formes pop, mais aux couleurs plus ternes, directement issus du studio de l’artiste, ou de sa collection personnelle (dont les prix varient entre 17 000 € pour le plus petit format, et 73 000 €). S’y déploie l’humour de Léon Wuidar, qui considère la toile comme un espace de jeu qui rend son œuvre fascinante. Un univers à découvrir à la galerie White Cube, ouverte sur rendez-vous.

Léon Wuidar, Apparition, août 1970, 1970. Oil on canvas. 80 x 120.3 cm | 31 1/2 x 47 3/8 in.© DACS 2025. Photo © White Cube (Nicolas Brasseur)
Léon Wuidar chez White Cube (10 Av. Matignon, 75008 Paris), à partir du 14 janvier et jusqu’au 21 février 2026.
Edi Hila à la galerie Mitterrand
La gamme chromatique des œuvres d’Edi Hila reflète sa vie en tant qu’artiste. Né en 1944 en Albanie, son parcours se fait le miroir de l’histoire de son pays, à la fois politique et sociale. Une histoire figée, notamment depuis la chute du régime communiste en 1992. La situation économique de l’Albanie en est la preuve, tout comme les centaines de milliers de réfugiés qui fuient leur pays pour migrer vers la France ou l’Allemagne. Des migrations qui ne cessent de choquer et d’interroger Edi Hila, qui a fait du mouvement le cœur névralgique de ses peintures au cours des années 2010.