Invitée de l’émission « Bonjour chez vous ! » sur Public Sénat ce jeudi 15 janvier à 7h30, la sénatrice des Alpes-Maritimes, Dominique Estrosi-Sassone, colistière de Christian Estrosi aux municipales 2026, a évoqué le Mercosur, sa proposition de loi sur le logement… et la campagne électorale délétère qui se joue à Nice entre les frères ennemis Christian Estrosi et Éric Ciotti.
Alors qu’elle étrillait ce mercredi dans nos colonnes l’ex-patron de l’UPE 06, Pierre Ippolito, nouveau co-listier du candidat UDR, révélant qu’il lui avait proposé de monter une liste, l’élue niçoise, soutien de la première heure de Christian Estrosi, a néanmoins une nouvelle fois fait montre de son franc-parler.

Fustigeant l’attitude du clan Ciotti, qu’elle tient pour responsable d’une campagne « du niveau du caniveau », elle assure avoir appelé le maire de Nice à se méfier d’Éric Ciotti à l’époque où les deux rivaux étaient encore des amis.
« Permettez-moi de dire que je n’avais pas le même degré d’amitié avec Éric Ciotti que l’avait à l’époque Christian Estrosi, et que j’avais très souvent mis en garde Christian Estrosi sur la façon dont se comportait Éric Ciotti », a-t-elle notamment déclaré, questionnée par le directeur des rédactions de Nice-Matin, Baptiste Bize.
« Il faut assumer ! »
Réputée pour être économe en petites phrases polémiques, la sénatrice Dominique Estrosi-Sassone a toutefois convenu que la campagne brutale en cours à Nice pouvait amener à « répondre aux attaques du camp adverse ».
Questionnée sur la récente polémique autour de la passion d’Éric Ciotti pour la chasse, jugée antinomique par ses détracteurs avec son hommage appuyé à l’actrice Brigitte Bardot, décédée le 28 décembre 2025, l’élue a ainsi commenté :
« La question entre la chasse et l’hommage à Brigitte Bardot, effectivement, c’est un mélange des genres… Mais on voit bien que c’est d’abord un retour du populisme. C’est-à-dire, qu’en somme, sur tous les sujets d’actualité, [le camp Ciotti] essaye d’être dans le mouv’ [mouvement, NDLR]… », juge-t-elle.
Et la sénatrice des Alpes-Maritimes de fustiger, au passage, le flou politique du candidat UDR, soutenu par l’extrême-droite, mais ne mentionnant pas cette coloration officiellement sur sa liste :
« J’espère véritablement (…) que tout le monde va se ressaisir, particulièrement le camp d’Éric Ciotti, parce que ce sont eux qui portent les attaques les plus graves, et ce sont eux qui manient aussi la confusion des genres. En menant une liste sans étiquette tandis que, dans le même temps, [Éric Ciotti] s’affiche avec Monsieur Bardella en disant : « bien évidemment que c’est mon ami ». Il faut assumer ! », a-t-elle taclé. Ambiance.