La fuite de données dont a été victime la fédération française de tir sportif (Fftir), en octobre dernier, est-elle à l’origine d’un nouveau vol ciblé à Marseille ? La question se pose encore après le braquage, ce soir du mercredi 14 janvier 2026, d’un licencié domicilié dans le 5e arrondissement, victime du vol de deux armes qu’il détenait légalement, sous la menace de trois hommes munis de couteaux et manifestement bien renseignés.
Aucune donnée relative à la détention d’armes et de munitions n’a pu fuiter lors du piratage des serveurs de la FFtir, mais les coordonnées de quelque 275 000 licenciés, pour une bonne partie détenteurs d’armes, ont pu se retrouver entre les mains de malfaiteurs.
Les braqueurs repartent avec deux armes longues
Le trio à l’origine du braquage, ce mercredi soir, savait ce qu’il venait chercher en déboulant à l’adresse d’un homme de quarante ans, non loin du boulevard Baille, vers 19h30. Après avoir menacé leur victime avec un couteau, les braqueurs ont pris la fuite avec deux armes longues, un fusil à pompe de calibre 12 et une carabine de type AR-15 chambrée en 9mm. Des armes de catégorie B dûment déclarées et sécurisées, qui ont été emportées dans leur étui par les malfaiteurs, tandis que la victime alertait la police.
Mais moins d’une demi-heure plus tard, un équipage du service de sécurisation des transports en commun (SISTC), aidé notamment du signalement des braqueurs, a repéré deux d’entre eux, probablement en attente d’être récupérés. Les deux hommes ont aussitôt été interpellés et les armes retrouvées.
Âgés d’une vingtaine d’années, ils ont reconnu en garde à vue avoir agi sur commande. Une enquête a été ouverture pour retrouver leur complice et remonter la piste du commanditaire.