La victime, qui se trouvait à proximité d’un point de deal et de vendeurs de cigarette de contrebande, avait été la cible de tireurs se revendiquant de l’organisation criminelle de la DZ Mafia.
L’homme tué par balles à Marseille le 4 janvier dans le quartier de Belsunce, en plein centre de Marseille, était une victime collatérale, ont indiqué à l’AFP jeudi le parquet et la police, confirmant une information de La Provence .
Le dimanche 4 janvier vers 21h30, cet homme avait été touché par plusieurs balles au thorax. Il était mort sur place. Il a été visé à proximité d’un point de deal et de vendeurs de cigarettes de contrebande, et un autre homme a été blessé au mollet. Trois hommes en voiture, dont deux armés, avaient fait irruption et tiré avec des fusils d’assaut sur le groupe, se revendiquant de la «DZ Mafia », d’après une source proche de l’enquête.
19 victimes de narchomicides en 2025
Situé à deux pas de la Canebière, l’artère centrale de Marseille, le quartier paupérisé de Belsunce abrite des trafics en tout genre. En mai, un homme de 25 ans y avait été tué devant une pizzeria et les autorités ont confirmé qu’il s’agissait d’un assassinat sur fond de trafic de drogue.
Selon un décompte de l’AFP, 19 personnes ont perdu la vie dans des narchomicides en 2025 dans le département des Bouches-du-Rhône, la grande majorité à Marseille. Parmi elles, plusieurs victimes collatérales, pas connues de la police et de la justice, comme Mehdi Kessaci, tué à 20 ans le 13 novembre. La mort de ce jeune homme, le petit frère du militant écologiste et antidrogue Amine Kessaci, avait bouleversé la ville.