L’Adapei Loire (Association départementale de parents et d’amis des personnes handicapées mentales) battait le pavé sur la place Jean-Jaurès ce jeudi 15 janvier. « On veut des sous ! », scandaient les manifestants, à grand renfort de pancartes lors de cette opération « Montre-moi ta colère ».
Depuis des années, la structure, qui accueille plus de 2 200 personnes en situation de handicap et vulnérabilité dans 65 établissements, fait face à des difficultés financières.
« Aujourd’hui, notre problématique est le sous-financement de la part de l’État pour accompagner les gens », explique Valérie Benotti, la présidente de l’Adapei Loire. « Si on restait avec le financement du Conseil départemental actuel, nous aurions une fermeture dès la mi-décembre en 2026. »
Sur les trois dernières années, la structure accuse un trou de 3 millions d’euros, dû à un sous-financement. « Par exemple, continue Valérie Benotti, nous devons verser la prime Ségur. En 2025, nous n’avons reçu que 200 000 € de la part du Conseil départemental sur les 800 000 €. »
Économies et fonds propres
« Nous avons un plan de retour à l’équilibre, continue la présidente. Nous faisons des économies drastiques. Nous utilisons nos fonds propres qui viennent du travail des Esat (Établissement et service d’accompagnement par le travail). Mais cet argent ne doit pas servir à boucher des trous, mais à développer nos offres. »
Une délégation de cinq personnes s’est rendue au Conseil départemental pour remettre 10 000 cartes postales signées par des personnes accompagnées, professionnels, familles et citoyens pour témoigner de la réalité du terrain.
Malgré leurs demandes, ils n’ont pas été reçus par le président du Département, Georges Ziegler, mais par sa directrice de cabinet.
« Nous en sommes très désolés », a confié Valérie Benotti en sortant de l’hôtel du Département. « Un dialogue a été enclenché. Nous comprenons qu’eux aussi ont des difficultés financières. Nous allons les revoir très prochainement. »