Par

Lisa Rodrigues

Publié le

15 janv. 2026 à 11h27

Juste avant les fêtes de Noël, Grenoble-Alpes Métropole a assuré qu’une solution de relogement a été trouvée pour une partie des quelque 150 personnes – dont une trentaine d’enfants – qui ont trouvé refuge au siège de la collectivité depuis le 19 novembre dernier, après avoir été expulsées de leurs appartements. 

Une quinzaine de logements répartis sur plusieurs communes de la Métropole serait bientôt mis à disposition de ces personnes, d’après la collectivité. Insuffisant toutefois pour les associations et collectifs citoyens suivant la situation des personnes sans toit.

Une nouvelle manifestation lundi

Pour marquer les deux mois de la mobilisation, ils appellent à une manifestation à Grenoble, lundi 19 janvier. Le départ sera donné au siège de la Métropole, puis le cortège se dirigera devant la mairie.

Car l’une des demandes des collectifs est la mise en œuvre effective d’une promesse d’Éric Piolle d’assurer la réquisition de logements vacants. Et ils ont même trouvé un lieu qui répond à leurs exigences.

« La réquisition du site du Rabot à Grenoble par le maire reste à ce jour la mesure la plus rapide et la plus efficace » pour héberger dignement les 150 naufragés, assurent les associations dans un communiqué.

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Les manifestants devraient ensuite occuper le parvis de l’Hôtel de Ville une bonne partie du lundi après-midi pour une « casserolade géante ».

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Des marchands de sommeil

Pour rappel, les personnes ayant trouvé refuge à la Métropole – familles et travailleurs isolés en situation de précarité en grande majorité – ont été expulsées de leur logement à la Villeneuve par le bailleur Actis, en pleine trêve hivernale.

Contactés en novembre par la rédaction, le bailleur a rappelé le caractère illégal de l’occupation de ses logements, loués aux personnes par des marchands de sommeil. Actis a assuré avoir « facilité l’orientation des personnes vers les services compétents afin de trouver une solution d’hébergement d’urgence ».

Pour les associations, ces logements sont au contraire « abandonnés » par Actis, laissant la voie libre à des « mafias qui usent de menaces et de violences contre leurs ‘locataires’ ».

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