Elle avait lancé il y a quelques semaines un appel « à un large rassemblement des forces de la gauche modérée », pour former une coalition en vue des municipales à Échirolles. Et elle a été entendue. Aussi, Laëtitia Rabih a décidé de se lancer officiellement et d’annoncer sa candidature avec la liste “Vivre unis à Échirolles”.
Le Parti socialiste (PS) et Place publique (PP) ont été rejoints par la Convention et le Parti radical de gauche (PRG), puis dernièrement par Equinoxe. « Et peut-être que d’autres se joindront à nous », se réjouit la candidate. « Notre démarche pluraliste, ouverte, a plu. Et nous travaillons aussi avec un collectif de citoyens non encartés, dans une démarche interquartiers, pour construire notre projet ».
Une construction « qui se fait autour d’une idée pour la ville, dans une démarche de vraie co-gestion, pas de celle qui fait semblant ». Une pique envoyée à la majorité de gauche d’Amandine Demore, communiste, dont l’équipe de Laëtitia Rabih (elle-même actuellement adjointe à Échirolles) pointe « les méthodes du passé », « qu’il faut renouveler parce que le monde a changé et la manière de faire de la politique aussi ».
Il y aura donc au moins six listes à Échirolles (la liste “ Un renouveau pour Échirolles” avec Renaissance, le MoDem, Les Républicains, la liste du Rassemblement national et celle de Lutte ouvrière portée par Chantal Gomez ) et trois autres de gauche : celle de la maire PCF Amandine Demore et de son collectif citoyen, celle d’ Antar Labiod (La France insoumise/Les Écologistes/Génération.s) et celle de Laëtitia Rabih donc.
« C’est la première fois depuis des années que le PS n’est pas avec le PCF, constate Laëtitia Rabih. Mais ça ne s’est pas fait comme ça sur une humeur personnelle, des discussions ont eu lieu jusqu’au niveau national et il en a été décidé ainsi. »