Jean Caune, universitaire spécialiste des politiques culturelles et ancien élu local grenoblois, adhérent de Place publique, s’était rallié voilà peu à la liste du candidat Pierre-Édouard Cardinal , baptisée “Grenoble, la belle ambition !”. Sauf que ce soutien n’est plus d’actualité. Dans une lettre rédigée au candidat, Jean Caune fait marche arrière. « Lorsque j’ai fait ce geste [de soutien, NDLR], que tu as rendu public avec mon accord, je ne savais pas que Renaissance soutenait ta démarche politique. […] Je me suis piégé moi-même. […] J’ai fait preuve d’un manque d’attention sur le processus de construction de ta liste », dit-il.

Et s’il dit « apprécier la volonté du candidat de considérer la place des acteurs culturels dans la construction d’une politique culturelle », ce n’est « pas suffisant » pour confirmer un soutien. La raison est « personnelle ». « Elle est due à mon positionnement politique : je ne veux pas participer à une démarche soutenue par Renaissance ». Et de conclure : « Je te demande de bien vouloir retirer mon nom et ma déclaration de soutien des documents de ta campagne ».

Du côté de la liste de Pierre-Édouard Cardinal, on « prend acte » de cette décision « qui révèle que Jean Caune a été rattrapé par la patrouille » et témoigne « de méthodes dont il faudrait se départir ».

Quant au cas de Lionel Picollet, membre Place publique au conseil municipal de Grenoble, inscrit sur la liste de Pierre-Édouard Cardinal, la formation Place publique Isère réagit : « Il a trahi son engagement d’élu Place publique et ne peut plus se revendiquer de notre parti. Nous entamons les démarches à sa sortie de notre groupe municipal à la Ville de Grenoble. Nous demandons que l’étiquette Place publique ne soit plus utilisée par toute autre liste que “Grenoble capitale citoyenne” » menée par Romain Gentil.