CRITIQUE GASTRONOMIQUE – Dans le Marais, le couple formé par le chef uruguayen Nazareno Mayol Curti et la directice de salle argentine Mara Ballester ouvre une première adresse qu’on pourrait croire prévisible, mais qui se révèle singulière.
Dix minutes à peine après s’y être installé, la paramnésie l’emportait un peu sur l’appétit. La paramné… quoi ? Disons ce curieux sentiment de « déjà-vu, déjà-vécu » où l’on retrouvait, une fois encore, le Marais dans un de ses plis discrets, le fondu enchaîné d’une devanture minimale, bientôt un jeune chef à la fenêtre de sa cuisine, lui uruguayen à Paris et sa compagne, elle argentine dans la grande ville, pudique à tenir une salle tout à l’avenant.
Car rien qui ne meuble ici vraiment hors les bois polis de tables sages et de chaises danoises avant que l’on vous tende la carte comme on vous passerait l’addition. Sur celle-là, les prix sont très affichés, les plats très effacés. Place une fois encore au demi-suspense d’un menu sur prise d’une table autoproclamée pertinente où un parisianisme acquis feint de jouer l’étonnement. Dix ans plus tôt, voilà qui emballait. Aujourd’hui, voilà qui fait généralement bâiller.
Que vaut Le Coyote, le nouveau «queer saloon» du Marais ?
Cinq séquences, cinq sensations, cinq superbes
Bref, cette chronique était déjà quasi imprimée lorsqu’une tisanière…
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