Les forces américaines dans la mer des Caraïbes ont saisi un autre pétrolier sanctionné qui, selon l’administration Trump, aurait des liens avec le Venezuela. Cette saisie s’inscrit dans le cadre d’une initiative des États-Unis visant à prendre le contrôle du pétrole de ce pays d’Amérique du Sud.

La secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, a écrit jeudi sur les réseaux sociaux: «Le pétrolier Veronica avait déjà traversé les eaux vénézuéliennes et opérait sans respecter la quarantaine imposée par le président Trump aux navires sanctionnés dans les Caraïbes.»

Un message publié sur les réseaux sociaux par le Commandement Sud des États-Unis à propos de cette capture indique que des membres de la marine et de marins ont été lancés depuis le porte-avions USS Gerald R. Ford pour procéder à la capture, tandis que le message de Mme Noem précise que, comme lors des précédentes opérations, une équipe tactique de la garde côtière américaine a procédé à l’abordage et à la saisie.

Mme Noem a publié une brève vidéo qui semblait montrer une partie de la capture du navire. Les images en noir et blanc montraient des hélicoptères survolant le pont d’un navire marchand tandis que des soldats armés descendaient sur le pont à l’aide de cordes.

Le Veronica est le sixième pétrolier saisi par les forces américaines dans le cadre des efforts déployés par l’administration du président Donald Trump pour contrôler la production, le raffinage et la distribution mondiale du pétrole vénézuélien, et le quatrième depuis que les États-Unis ont renversé le président vénézuélien Nicolás Maduro lors d’un raid nocturne il y a près de deux semaines.

Dans son message publié sur les réseaux sociaux, Mme Noem a indiqué que le raid avait été mené en «étroite coordination» avec l’armée et les départements d’État et de la Justice.

«Nos héroïques garde-côtes, hommes et femmes, ont une fois de plus assuré le bon déroulement de l’opération, conformément au droit international», a ajouté Mme Noem.

Comme dans leurs messages précédents, Mme Noem et l’armée ont présenté cette saisie comme une initiative visant à faire respecter la loi. Mme Noem a fait valoir que ces opérations démontrent qu’«il n’est pas possible de fuir ou d’échapper à la justice américaine».

Cependant, d’autres responsables de l’administration Trump ont clairement indiqué qu’ils y voyaient un moyen de générer des revenus afin de reconstruire l’industrie pétrolière vénézuélienne en ruine et de restaurer l’économie du pays.

La semaine dernière, M. Trump a rencontré des dirigeants de compagnies pétrolières pour discuter de son objectif d’investir 100 milliards $ au Venezuela afin de réparer et de moderniser sa production et sa distribution pétrolières. Son administration a déclaré qu’elle prévoyait de vendre au moins 30 à 50 millions de barils de pétrole vénézuélien soumis à des sanctions.