L’adhésion de Lionel Picollet, membre de Place publique au conseil municipal de Grenoble, à la liste “Grenoble, la belle ambition !” du candidat Pierre-Édouard Cardinal passe mal. Dans un communiqué, la formation de Raphaël Glucksmann juge ce soutien « problématique ». « Il a trahi son engagement d’élu Place publique et assume la volonté d’être élu sur une autre liste que celle soutenue (Grenoble Capitale citoyenne de Romain Gentil, NDLR) par notre parti. Il ne peut plus dès lors se revendiquer de notre parti et nous entamons les démarches nécessaires à sa sortie de notre groupe municipal à la ville de Grenoble ».
Interrogé, Lionel Picollet explique : « Je trouve dommage que Place publique réagisse ainsi. Oui, je soutiens Pierre-Édouard Cardinal et pour une raison simple : il est le candidat qui peut représenter une alternative au centre comme à gauche et qui n’envisage pas une alliance avec l’extrême gauche ».
Une extrême gauche que l’élu ne souhaite en rien rallier – c’est d’ailleurs à l’origine de son départ de la majorité municipale à Grenoble et du groupe UMA à la Métropole – et qui reste une éventualité, selon lui, au second tour des élections municipales. « Une union de toute la gauche au 2e tour, donc avec LFI aussi, c’est juste inenvisageable pour moi. Cela ne correspond pas aux valeurs du socialisme et de la démocratie. Ce qui m’importe dans le choix que j’ai fait, c’est le projet de Grenoble et de ne pas soutenir le bilan d’Éric Piolle parce qu’il s’agit de cela aussi. Si Place publique veut m’exclure, je le comprends ».