Alors que la campagne des élections municipales a débuté à Cherbourg-en-Cotentin, le premier discours du sortant Benoît Arrivé, est déjà pointé du doigt par l’opposition de droite.

Le maire socialiste de Cherbourg, Benoit Arrivé a-t-il plagié un discours d’une autre édile de son parti, Johanna Rolland à Nantes ? C’est en tous cas ce que dénonce un opposant aux élections municipales dans la ville manchoise. « Même pas l’effort d’écrire ou de faire écrire son propre discours », pointe Antoine Jean sur ses réseaux sociaux ce jeudi 15 janvier. Le conseiller régional est l’un des membres de l’équipe de campagne de Camille Margueritte, candidate de l’union de la droite et du centre.

Mardi 13 janvier, Benoît Arrivé, devant ses militants, a lancé officiellement sa campagne pour les élections municipales. Il a déclaré en conclusion de son discours : « Lorsque nos adversaires voudront défaire, nous nous voudrons faire. Lorsqu’ils voudront diviser, stigmatiser, jouer sur les peurs, nous nous voudrons rassembler. Lorsqu’ils voudront assigner, nous nous voudrons émanciper. Cherbourg-en-Cotentin est belle, elle mérite qu’on se batte pour elle. »

Le maire de Cherbourg ne « souhaite pas alimenter ce type de polémique »

Quatre jours plus tôt, la maire socialiste de Nantes Johanna Rolland, elle aussi candidate à sa réélection a lancé quasiment dans les mêmes termes, »à chaque fois qu’ils voudront défaire nous on voudra faire, quand ils voudront diviser, nous on voudra rassembler, quand ils voudront assigner, nous on voudra émanciper. Nantes est belle et elle mérite qu’on se batte pour elle. »

Plagiat, simple coïncidence ou élément de langage des candidats socialistes ? Sollicité, Benoît Arrivé ne « souhaite pas alimenter ce type de polémique ». Il rappelle « qu’il partage les mêmes valeurs, et parfois les mêmes mots » que Johanna Rolland, « puisqu’effectivement les socialistes préfèrent rassembler que diviser. » Il qualifie son homologue nantaise de « grande amie », avant d’appeler à une campagne « digne, fondée sur la confrontation des projets, et qui dépasse les débats stériles ». Le maire, qui au passage préférerait que la droite locale « se concentre sur les sujets d’actualité comme le train ou les conséquences de la tempête, ce qui serait plus utile aux habitants ».

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