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EXCLUSIF. Plusieurs dizaines de milliers d’euros de préjudice. Dans la nuit du 30 au 31 décembre, un château de Montgiscard, au sud de Toulouse, a été méthodiquement vidé de ses grands crus et de sa maroquinerie. L’enquête s’oriente vers des réseaux de recel spécialisés.

Un spectaculaire cambriolage a visé, dans la nuit du 30 au 31 décembre, un château de Montgiscard, au sud-est de Toulouse. Le préjudice, incluant des grands crus et de la maroquinerie, est estimé à plusieurs dizaines de milliers d’euros. Les gendarmes de la brigade de recherches de la compagnie de Villefranche-de-Lauragais sont désormais chargés des investigations pour tenter de retrouver les suspects, en fuite depuis les faits.

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Tout commence à la veille du Nouvel An. Au moins deux individus s’approchent discrètement de la demeure isolée de cette paisible commune lauragaise. La nuit est déjà tombée lorsqu’un véhicule longe une chapelle avant d’atteindre le domaine. Les visiteurs semblent bien renseignés : profitant de l’absence des propriétaires et de l’obscurité, les malfaiteurs ont agi en terrain conquis après avoir brisé une vitre pour s’introduire dans la bâtisse.

Qui va racheter les bouteilles ?

À l’intérieur, de nombreuses pièces sont méthodiquement fouillées à la recherche d’or et d’objets de valeur. Au cours de leur périple, les cambrioleurs se ruent notamment sur la cave du château. Ils font main basse sur des grands crus bordelais dont la valeur est estimée à des milliers d’euros, avant de charger soigneusement les bouteilles, ainsi que des vêtements de luxe, dans leur véhicule.

Ce « casse », réalisé en quelques minutes, prend fin lorsque les monte-en-l’air quittent la zone sans être repérés. Ce n’est que le lendemain qu’un membre de la famille découvre l’intrusion et donne l’alerte. Depuis le dépôt de plainte, le parquet de Toulouse a ouvert une enquête. Les militaires cherchent désormais à identifier les participants. Cette marchandise pourrait être écoulée auprès de collectionneurs peu scrupuleux. Ce type de larcin rappelle des précédents dans la région, où des réseaux de recel avaient impliqué des professionnels de la restauration.