Le président ukrainien Volodimir
Zelensky a déclaré jeudi que Kyiv n’était pas un obstacle à la
paix, rejetant des commentaires effectués la veille par son
homologue américain Donald Trump, qui l’a accusé d’être la
raison de l’impasse dans les négociations avec Moscou.
« Nous avons discuté des travaux diplomatiques avec
l’Amérique », a dit Volodimir Zelensky à propos d’un entretien
téléphonique qu’il a eu dans la journée avec le secrétaire
général de l’Otan, Mark Rutte. « L’Ukraine n’a jamais été, et ne
sera jamais, un obstacle à la paix », a-t-il ajouté dans une
allocution vidéo quotidienne.
Au cours d’une interview à Reuters mercredi, Donald Trump a
dit penser que l’Ukraine était moins disposée que la Russie à
conclure un accord de paix. Interrogé sur les raisons pour
lesquelles les négociations qu’il chapeaute n’ont pas abouti
jusqu’à présent, le président américain a répondu: « Zelensky ».
Les attaques à répétition menées par la Russie contre des
sites énergétiques ukrainiens et d’autres cibles montrent que
Moscou ne veut pas la paix, a dit jeudi Volodimir Zelensky.
Il a cité les missiles et drones russes, et la volonté de
Moscou de « détruire l’Ukraine » comme « preuves évidentes que la
Russie n’est pas intéressée du tout par des accords ».
Le porte-parole du Kremlin a déclaré dans la journée que
Moscou partageait l’avis de Donald Trump selon lequel Volodimir
Zelensky faisait entrave à un accord. Le président Vladimir
Poutine et les négociateurs russes demeurent ouverts aux
discussions, a ajouté Dmitry Peskov.
Volodimir Zelensky a promis que Kyiv mènerait des efforts
diplomatiques plus intenses.
Le président ukrainien et son homologue américain ont connu
des hauts et des bas dans leur relation, alors que leur première
rencontre, en février dernier à la Maison blanche, avait donné
lieu à une vive altercation devant les caméras, Volodimir
Zelensky ayant alors été pris à partie par Donald Trump et son
vice-président JD Vance.
Depuis lors, les échanges entre les deux dirigeants semblent
avoir été meilleurs.
(Ron Popeski et Yuliia Dysa; version française Jean Terzian)