Il temporise, mais ne pouvait pas totalement se dédire. En début de mois, Donald Trump l’assurait : « Si l’Iran tire sur des manifestants pacifiques et les tue violemment, comme à son habitude, les États-Unis d’Amérique viendront à leur secours. » Depuis le 14 janvier, le président certifie : « On nous dit que les tueries ont pris fin. Elles ont pris fin », repoussant la perspective d’une intervention militaire états-unienne et l’achèvement de sa mue néo-conservatrice.

On ne sait si ces informations, qu’il dit tenir « de bonne source », émanent de ses propres services de renseignements ou directement de garanties données par le pouvoir iranien. Dans ce dernier cas, on peut s’interroger sur la nature du « deal » conclu en l’échange de l’arrêt des massacres.

Selon l’ONG Iran Human Rights, au moins 3 428 manifestants auraient été tués depuis le début des manifestations, mais leur nombre pourrait être beaucoup plus élevé. « En une seule nuit, 25 corps ont été dénombrés dans un local administratif. Dehdasht (une petite ville du sud-ouest de l’Iran – NDLR) ressemble à Gaza », témoigne par téléphone, et sous couvert d’anonymat, pour l’Humanité, un habitant de Yassoudj…