« C’est l’enfer depuis une semaine. Tout est bloqué, matin et soir », résume cette habitante d’Irigny sur un groupe d’habitants. En cause, ces embouteillages qui paralysent (plus que d’habitude) le sud de l’agglomération. En fait, des bouchons plus fréquents sont observés d’une part sur la M7 dans le sens nord-sud et d’autre part sur l’A450 au niveau de l’échangeur de Pierre-Bénite. Conséquences, ces ralentissements congestionnent le secteur d’Yvours à Irigny mais aussi le boulevard de l’Europe à Oullins-Pierre-Bénite qui est déjà en chantier pour l’aménagement d’une piste cyclable (voie lyonnaise 3).
Bref, c’est un véritable casse-tête dans un secteur déjà engorgé aux heures de pointe. Sur les sept derniers jours, l’indicateur Trafic Index de l’opérateur GPS TomTom est nettement orienté à la hausse. Lundi et mardi à 8 heures, le taux de congestion a atteint 99 % et 102 %, en hausse de 42 % et 38 % par rapport à la normale.
Stratégique… et réduit
D’où vient le problème ? De la réduction des voies de circulation sur les viaducs de l’A7 à Pierre-Bénite opérée dans le cadre du chantier géant de restructuration lancé en janvier 2025. Sur les deux ponts, l’une des deux voies de droite a été neutralisée dans le sens nord-sud pour une « reprise du bord d’ouvrage côté rive amont ». Ici transitent les automobilistes arrivant de l’A450 pour s’insérer sur l’A7 et ceux qui viennent de la M7 en direction du périphérique. Un endroit stratégique… et donc réduit en ce moment. Au moins jusqu’en février d’après le phasage des travaux qui a été communiqué l’an dernier par la Direction interdépartementale des routes (DIR) centre-est qui pilote les travaux.
Devant les difficultés constatées, une partie du trafic a déjà commencé à se reporter sur les voiries secondaires, en particulier en direction du Pont de Vernaison qui permet de se connecter sur l’A7 à Solaize.
Après le blocage de la M7 par les agriculteurs durant une semaine qui avait semé une pagaille mémorable, les travaux des viaducs désormais : le début de l’année vire au cauchemar sur les routes du sud lyonnais.
Sollicitée par Le Progrès, la DIR centre-est n’a pu apporter de réponse dans les délais impartis.