En début de semaine, le club varois a officialisé la signature de l’international écossais (58 sélections). C’est un coup majuscule frappé sur le marché des mutations.
Depuis deux saisons, le RCT était en quête de la perle rare pour densifier son centre du terrain. Les Rouge et Noir ont brassé large, et ils ont eu, aussi et surtout, pas mal de refus. Ces derniers mois, les derniers en date s’appelaient Pierre-Louis Barassi et Tommaso Menoncello. Les internationaux français et italien ont préféré céder aux avances du Stade toulousain.
Décidé à prendre un élément d’envergure, Toulon a alors intensifié ses efforts pour convaincre Huw Jones de (re) tenter une aventure française. L’intéressé avait déjà, quelques années auparavant, failli sauter le pas. En 2021, il était tombé d’accord avec Bayonne pour une arrivée lors du cru 2022-2023. Finalement, au terme de l’exercice, l’Aviron était descendu, rendant caduque le contrat. Les négociations entre le RCT et les représentants du joueur ont été menées dans la plus stricte confidentialité, et même si, en début de semaine, un bruit dans le milieu ovale avait laissé filtrer la signature imminente « d’un centre étranger ».
Emmanuelli : « Il s’inscrit parfaitement dans notre projet sportif »
Une ébullition soudaine, dans la toujours bouillonnante rade, puisque dans ce même laps de temps, nous vous informions, en exclusivité, de la signature en prêt de l’ex-Racingman Junior Kpoku. Finalement, il y a bien eu coup double au sein de cette semaine. Pour revenir à Huw Jones, son profil correspondait aux desiderata de l’organigramme varois : un élément au physique puissant, capable de gagner la ligne d’avantage, et ayant un certain bagage technique pour faire jouer après lui. L’heureux élu se devait aussi d’avoir une expérience du haut niveau. Avec ses 58 sélections avec l’Écosse et ses 3 capes avec les Lions britanniques, l’ex-élément des Stormers cochait aussi cette case. À la vue de son curriculum vitae, le trois-quarts a vite été considéré comme une priorité et les différentes visioconférences ont confirmé les impressions de chacun pour aboutir à un accord.
De surcroît, en privé comme en public, Mignoni ne cache pas apprécier l’éthique de travail des éléments britanniques. Il est, en ce sens, convaincu que l’actuel joueur de Glasgow s’inscrira dans le sillage de David Ribbans, Kyle Sincker, Lewis Ludlam et Ben White. Le dernier nommé, qui partage le maillot du XV du Chardon avec le natif d’Édimbourg, a également joué le VRP de luxe en faveur de l’entité floquée du muguet. Les deux hommes s’apprécient, et joueront ensemble, au moins, jusqu’en 2028 sur les bords de la rade pour le plus grand plaisir du directeur sportif Laurent Emmanuelli : « C’est un joueur de classe internationale, un cadre de sa sélection nationale, qui évolue depuis longtemps au plus haut niveau européen et mondial. Il s’inscrit parfaitement dans notre projet sportif, mêlant performance immédiate et accompagnement de nos jeunes joueurs. »