La maternité du CHU de Nantes annonce la création de 10 lits supplémentaires de suites de couches pour faire face à une demande toujours plus importante. Avec des patientes nantaises, mais aussi venant de toute la Loire-Atlantique et des départements voisins.
À rebours de la baisse de la natalité observée un peu partout en France, la maternité du CHU de Nantes continue d’accueillir toujours plus de nouveaux-nés. Plus de 4.200 naissances ont eu lieu en 2024 et en 2025 entre ses murs. Entre 10 et 12 naissances sont recensées toutes les 24 heures, soit un bébé en moyenne toutes les deux heures. Des chiffres qui en disent beaucoup sur l’importance de l’activité de la maternité, la plus grande de maternité, et la seule de niveau 3, à savoir le plus haut niveau d’équipements possible. Notamment avec la présence d’un service de réanimation néo-natal.
Une réorganisation des services
Les 10 nouveaux lits serviront donc pour les suites de couche. Ils devraient être ouverts d’ici la fin du mois de mars, portant à 51 lits la capacité d’accueil de la maternité, entre les besoins gynécologiques, les hospitalisations de jour et les suites d’accouchement. 13 postes de soignants à temps plein vont aussi ouvrir pour répondre aux besoins. « On sait aussi que par périodes, il y a aussi des pics d’activité très intenses. On l’a vu l’été dernier, où des femmes ont été transférées sur d’autres hôpitaux ». Faute de places disponibles à Nantes.
En raison de son niveau d’équipements, plus conséquent que d’autres établissements du secteur (Saint-Nazaire, Châteaubriant, Ancenis), la maternité du CHU de Nantes accueille aussi des patients avec des grossesses et des pathologies qui ne pourraient pas être prises en charge ailleurs. « On a des patientes de Vendée, de Mayenne, de Bretagne qui viennent parfois de 100, 150 kilomètres », explique Maele Gautier, la coordonnateure en maïeutique (l’art de l’accouchement) sur le CHU de Nantes. « Une patiente peut être transférée pour de l’hyper-prématurité, ou avec de futures mamans ayant des pathologies particulières, ou encore greffées ».