Que deviennent les étudiants qui ont perturbé le cours de Fabrice Balanche le 1er avril dernier et qui occupent avec l’aval de la présidence la salle H103 du campus de Bron ?
Malgré l’emballement médiatique nationale de l’affaire Lyon 2, le ministère de l’Enseignement supérieur s’est bien gardé de prendre la moindre décision.
Ce mercredi, lors de la séance de questions au gouvernement au Sénat, la sénatrice LR Agnès Evren a interpellé le ministre Philippe Baptiste, exigeant des informations sur l’avancée d’éventuelles sanctions à l’encontre de ce groupuscule d’étudiants d’ultra-gauche.
Face aux parlementaires, le membre du gouvernement a d’abord souhaité apaiser sa relation avec la présidente de l’université Lyon Isabelle von Bueltzingsloewen : « La présidente a pris à ce moment-là toutes les décisions qui s’imposaient. Elle a eu une expression malheureuse qu’elle a publiquement clarifiée après », en référence à son interview dans laquelle elle lâchait Fabrice Balanche, indiquant ne pas avoir été « étonnée » que le maître de conférence ait été ciblé, compte-tenu de ses prises de position.
« Il est intolérable que le maître de conférence comme la présidente d’université aient été menacés de mort », poursuivait Philippe Batiste, provoquant la colère des sénateurs LR qui ne voyaient pas venir l’ombre d’une réponse à leur question.
« Ce n’est pas ‘Pas de vagues’, c’est un appel à la retenue », se défendait encore le ministre de l’Enseignement supérieur. Pour lui, « l’université est un lieu de dialogue, de confrontation intellectuelle, de liberté académique encadrés par la loi. Nous serons vigilants sur tous les débordements ».
Furieuse de ne pas avoir eu de réponse, Agnès Evren reprenait la parole : « Ce n’est pas un petit incident provoqué par des petits jeunes exaltés. C’est une offensive concertée d’une extrême-gauche intolérante et d’un islamisme qui teste tous les jours nos limites. Il faut en finir avec cet équilibrisme et réagir avec célérité et force. Nous n’avons que trop commenté avec la tête baissée. Ça suffit ».