Pierre-Yves Bournazel, candidat d’Horizons, soutenu par Gabriel Attal (Renaissance) pour la mairie de Paris, a fait de la politique des transports dans la capitale un des grands axes de sa campagne.

Partant du principe que « se déplacer à Paris est devenu chaotique, anxiogène et parfois dangereux », il promet « d’ordonner et d’apaiser la circulation ».

Trois lignes de bus express

Il a préparé dix propositions, qu’il dévoile en exclusivité à La Tribune.

Sa première idée : des bus réguliers, rapides et propres. S’il succède à Anne Hidalgo, il veut créer trois grandes lignes de bus express qui permettront de traverser Paris sur les axes Nord-Sud, Est-Ouest (le long de la Seine) et entre les grandes gares.

Certes, l’organisation du réseau de bus dépend de l’autorité régionale Île-de-France Mobilités, mais le conseiller de Paris rappelle que la capitale y contribue à hauteur de 450 millions d’euros (Paris contribue à hauteur de 30 % aux apports publics d’IDFM, qui eux-mêmes pèsent 15 % du budget total. Autrement dit, la Ville finance 5 % de l’autorité, NDLR) : « Je défendrai les intérêts des Parisiens à IDFM. L’équipe sortante les a mal défendus comme à chaque fois lorsqu’elle n’a pas de responsabilités directes. »

Des délais maximaux pour les chantiers

Pour fluidifier la circulation, s’il devient maire, il compte installer aux carrefours les plus encombrés des feux « intelligents » qui donneront automatiquement la priorité aux bus. « L’aménagement de la voirie est une prérogative de la Ville, tout comme l’entretien de l’espace public et la gestion des feux tricolores. Le contrôle de la circulation se fait conjointement avec la préfecture de police », est-il précisé sur le site de la municipalité.