Après une pause de 17 jours à Noël, puis un report de son match de rentrée face à Bourg-en-Bresse, à cause de la neige et la tempête, Rouen rechausse enfin les crampons pour aller à l’OMR.
Le RNR a vécu une rentrée mouvementée. Reprise de l’entraînement comme prévu, les 2 et 3 janvier, puis chutes de neige sur deux jours avec 15 cm sur les terrains, match remis et retour sur la pelouse le lundi 12 janvier enfin.
Pour autant, le staff (notamment Mélanie Etchart, la team manageuse qui a passé beaucoup d’appels) a été inventif pour trouver des solutions sur l’agglomération, afin de pouvoir reprendre convenablement, et trouver du rythme. « On a fait beaucoup de séances en salle de musculation, puis en gymnase pour les mises en place, et même en dojo, équipé de matelas au sol pour pouvoir travailler les collisions sans se blesser. Après on a tous été sérieux, on a respecté nos programmes de travail pendant la trêve, donc on sera opérationnel contre l’OMR », confie Florent Campeggia, le demi de mêlée rouennais.
C’est plus le respect des automatismes qui risque de pouvoir pêcher, le physique ça s’entretient, le travail sur le terrain, les skills, on a forcement besoin d’être en groupe pour les huiler. « Il va falloir garder nos acquis de décembre, la défense qui nous a permis de rendre une prestation correcte sur trois matches à l’extérieur consécutifs (un bonus défensif à Chambéry et deux victoires à Tarbes et Suresnes, N.D.L.R.) et continuer à corriger notre indiscipline qui nous fait encore mal », conclut le neuf rouennais.
Car c’est un quatrième déplacement d’affilée auquel Rouen va se frotter, pas le plus simple à L’OMR qui vient d’aller chercher un point à Chambéry. « On ne s’attend pas à ce qu’ils soient fatigués, nous on sera frais par contre, donc ça peut faire un beau match. On ne se cachera pas derrière le fait de ne pas avoir joué depuis un mois. On ne joue que demain donc on aura cinq jours de préparation cette semaine, on a travaillé dur pour reprendre, on est impatients, une bonne série est en cours, il faut la continuer », affirme Willy N’Diaye, le troisième ligne normand.
Alexis Decaux part à l’OMR
Fait rare et étonnant, Rouen a vu partir un de ses piliers, Alexis Decaux en direction de son adversaire du week-end. Très utilisé l’an passé, il était un peu sorti des radars cette saison, gêné par des blessures et l’éclosion de jeunes au poste
« C’est un super mec qui n’a jamais posé de problèmes dans le groupe, il a eu cette opportunité, on n’avait aucune raison de le retenir. Il pourra jouer contre nous dés demain, si le staff de Marcq l’aligne, aucun souci avec ça. De notre côté, on a des jeunes qui poussent et Nicolas Lemaire qui ne jouera plus que pilier gauche (il était inscrit aux deux côtés, N.D.L.R.) pour pallier au poste », affirme Karlen Asieshvili, l’entraîneur des avants.
Rouen avec son match en retard a clairement les cartes en mains. En cas de résultat positif dans le Nord, il restera du chemin pour le top 6, mais les Normands seront revenus dans la roue des plays offs, qui restent un objectif pour le club.
« On l’a dit plusieurs fois, on avance pas à pas, mais nous sommes plus sereins. J’ai eu un entraîneur célèbre qui nous disait, il ne faut pas regarder le match dans trois semaines, c’est le meilleur moyen de ne pas voir le piège du match du week end. Il s’appelle Guy Novés, et sa carrière parle pour lui. On aura à cœur de continuer à appliquer cet adage », confie, prudent, Yannick Nyanga, l’un des managers de Rouen. Rouen a donc l’intention de continuer sa reconquête, en démarrant, certes avec retard, cette année 2026. L’OMR est l’adversaire idéal pour se jauger, une équipe rude et pas facile à manœuvrer surtout chez elle. Il ne faudra pas se baser sur la large victoire rouennaise à l’aller, c’était un autre temps, c’était une autre histoire.