Le théorbe est un instrument de la famille des luths. Connaissant son essor au XVIIe  siècle, notamment à la cour de Louis XIV, il tombe soudainement dans l’oubli. Son parcours reste énigmatique, car on trouve autant de modèles que de théorbistes de l’époque. Ce mystère a encouragé les musiciens à entreprendre sa redécouverte au cours du XXe  siècle. Ainsi, ils ont révélé une histoire oubliée qui, peu à peu, reprend vie.

Sebastián Carrasco Mendoza est un musicien originaire du Chili. Ses intérêts musicaux l’ont amené à explorer différents styles. Musique ancienne, tango, musique classique et contemporaine et bien évidemment musique latino-américaine l’ont nourri comme artiste.

Depuis 2022, il travaille avec des compositeurs pour contribuer au développement du nouveau répertoire pour les luths sous différents angles. L’instrument choisi pour démarrer cette recherche est le théorbe, le plus énigmatique de sa famille.

Entre ombre et clarté, le théorbe murmure les souvenirs de Robert de Visée, Castaldi et Kapsberger, avant de s’aventurer vers des paysages inédits à travers des explorations sonores contemporaines. Ce dialogue entre passé et devenir sera établi avec une guitare électrique et un archiluth. La tradition se transforme, les harmonies s’ouvrent, et l’instrument retrouve une voix d’aujourd’hui.

Récital ce samedi 17 janvier à partir de 19 h 30 en l’église Saint-Pierre-le-Vieux, 6, place Saint-Pierre-le-Vieux à Strasbourg. Tarif unique de 5 €, gratuit pour les moins de 16 ans.