Une nette majorité d’Israéliens soutient l’idée d’une action militaire conjointe entre Israël et les États-Unis contre l’Iran, selon un sondage publié vendredi par le quotidien Maariv. D’après cette enquête, 70 % des personnes interrogées se déclarent favorables à une participation israélienne à une attaque américaine visant Téhéran.
Dans le détail, les opinions se divisent entre 29 % des sondés qui n’appuieraient une telle opération qu’en cas d’attaque iranienne, avérée ou imminente, contre Israël, et 44 % qui soutiendraient une participation israélienne quelle que soit l’attitude préalable de l’Iran. À l’inverse, 19 % estiment qu’une éventuelle frappe devrait être laissée à la seule initiative des États-Unis, sans implication directe d’Israël.
Le sondage met également en lumière un pays partagé face aux risques personnels d’un conflit avec l’Iran. 46 % des répondants disent craindre d’être directement affectés par une guerre, tandis qu’une proportion équivalente affirme ne pas redouter de conséquences personnelles.
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Sur le plan politique intérieur, l’enquête aborde aussi le rôle récent de la Cour suprême dans le débat autour d’une possible éviction du ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir. Une majorité relative, 44 %, juge que le pouvoir judiciaire ne devrait pas intervenir dans ce type de décision politique, contre 33 % qui estiment au contraire cette implication légitime.
Malgré la montée des tensions avec l’Iran ces derniers jours, les équilibres politiques évoluent peu. Le Likoud du Premier ministre Benjamin Netanyahou recule légèrement à 26 sièges, tandis que Otzma Yehudit progresse à 10 sièges. Dans l’opposition, Yashar, dirigé par Gadi Eisenkot, grimpe à 11 sièges, et Yesh Atid atteint 9 sièges. Le parti arabe Ra’am enregistre en revanche un recul, passant de 5 à 4 sièges.
Plusieurs formations restent sous le seuil électoral, dont Kahol Lavan, le Parti sioniste religieux, Balad et la Liste des réservistes. Au total, la coalition menée par Benjamin Netanyahou disposerait de 51 sièges, contre 60 pour l’opposition, frôlant ainsi une majorité potentielle.