La ministre de l’Action et des Comptes publics, Amélie de Montchalin, a de nouveau défendu ce vendredi sur France 2 la «taxe holding», mesure fiscale qui doit éviter que les très riches aient une imposition minime par rapport à leurs revenus. Le débat sur cette imposition est vif depuis que l’ancien ministre de l’Économie, Éric Lombard, a affirmé dans Libération dimanche que «des milliers» de Français parmi les plus riches ne payaient aucun impôt sur le revenu.

La «taxe holding» doit y remédier, en visant les revenus tirés de holdings que certains contribuables parviennent à exclure de leur revenu fiscal de référence. Mais cette taxe ne sera mise en place qu’en votant un budget 2026, ce que le Parlement ne parvient pas à faire. «Le gouvernement a proposé l’article 3 du projet de loi de finances, qui s’appelle une taxe holding, précisément pour que nous répondions à cette situation qui est légale, qui est une situation de suroptimisation», a souligné Amélie de Montchalin. «Moi, mon combat, ce n’est pas que, évidemment, on laisse la situation inchangée», a-t-elle insisté.

La ministre de l’Action et des Comptes publics, Amélie de Montchalin.
Benoit Tessier / REUTERS

Budget 2026 : pourquoi le gouvernement veut taxer les holdings familiales