Par
Léa Pippinato
Publié le
16 janv. 2026 à 16h25
Tout commence au mois de novembre. Un renseignement arrive à la brigade des stupéfiants du SLPJ (service local de police judiciaire) de Montpellier. Il évoque un trafic actif aux abords du lycée Champollion, à Lattes. Les ventes ne se limitent pas à la rue : les commandes passent aussi par les réseaux sociaux et des comptes Snapchat servent de vitrine. Les livraisons se font ensuite sur Montpellier. Le signalement décrit une jeune femme comme principale exécutante.
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Les policiers nationaux lancent des surveillances physiques et techniques. Ils s’appuient aussi sur les nouvelles dispositions de la loi narcotrafic de juin 2025. Ce texte élargit les capacités de captation de données et d’exploitation numérique.
Une équipe jeune et hiérarchisée
Les enquêteurs identifient plusieurs protagonistes. La jeune femme signalée a 23 ans et vit à Maurin, un hameau de la commune de Lattes. Un homme de 43 ans réside à Montpellier. Une autre jeune femme de 23 ans apparaît dans le dossier. Ces deux derniers sont décrits comme des nourrices du trafic. La première jeune femme occupe un rôle plus actif : elle organise les ventes et les livraisons. À la tête du réseau, un homme de 23 ans, lui aussi domicilié à Maurin, coordonne l’ensemble.
Ce mardi 13 janvier 2026, les policiers passent à l’action. Les interpellations ont lieu dans la matinée. Une cinquième personne est arrêtée. Il s’agit de la sœur de la jeune femme identifiée en premier. Âgé de 19 ans, elle sera finalement mise hors de cause. Les arrestations se déroulent aux domiciles des intéressés.
Vidéos : en ce moment sur ActuDes perquisitions aux découvertes lourdes
Les perquisitions révèlent l’ampleur du trafic. Les agents saisissent quatre kilos de résine de cannabis, 250 grammes d’herbe et 130 grammes de cocaïne. L’arsenal surprend par sa diversité. Trois armes de poing apparaissent, certaines approvisionnées, entre revolvers et pistolets automatiques. Quatre armes longues complètent la liste, de la carabine à plomb au fusil de calibre 12 à canon scié. Les enquêteurs trouvent aussi de nombreux emballages destinés au conditionnement des stupéfiants. Au domicile du suspect présenté comme le chef du réseau, plus de 30 000 euros en liquide sont découverts. Les protagonistes sont placés en garde à vue, puis déférés au parquet de Montpellier en vue d’une comparution à délai différé.
Au fil des investigations, les policiers prennent la mesure d’un système bien installé. Sur une année, près de 240 kilos de résine et d’herbe auraient circulé, ainsi que six kilos de cocaïne. Ces volumes traduisent une économie souterraine solide : à la revente, le montant approche les deux millions d’euros.
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