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Publié le 16/01/2026 17:27
Temps de lecture : 2min – vidéo : 2min

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En Bretagne, à Rennes, des travaux titanesques ont été lancés pour que le fleuve de la ville, la Vilaine, réapparaisse. Un immense parking, qui recouvrait le fleuve, est déconstruit. Le chantier divise les habitants.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Un parking surplombant le fleuve, c’est le paysage que connaissent les Rennais depuis les années 60. Mais, depuis plusieurs mois, la Vilaine réapparaît peu à peu. Chaque jour, cinq mètres de béton sont grignotés par une énorme pince. Un chantier spectaculaire et inédit qu’il a fallu bien penser en amont. « Notre objectif, c’est de ne rien renvoyer dans la Vilaine, ni élément de béton, ni poussières qui pourraient porter atteinte à l’environnement », explique Jean-François Papin, conducteur d’opération à Rennes (Ille-et-Vilaine).
Plus de 6 000 tonnes de gravats sont évacuées par voie fluviale quatre kilomètres plus loin. Au printemps 2026, la dalle devrait laisser place aux fleuves sur 270 mètres. Un kilomètre de quai sera également aménagé. Coût de l’opération : 29 millions d’euros, pour adapter la ville au réchauffement climatique : « Quand on est sur des dalles de bitume de cette nature, on peut avoir des différences de température de 4 à 5 degrés par rapport à ce qu’on va constater sur l’eau. Donc, au regard des enjeux de lutte contre les îlots de chaleur urbains, c’est vraiment important », confie Nathalie Appéré, la maire de Rennes (Ille-et-Vilaine).
Un projet hors norme auquel adhèrent certains Rennais : « Je trouve que ça va embellir la ville. Le projet, ça va être super », confie une passante. « Je trouve ça bien de faire vivre la nature. Le problème, c’est qu’il y aura moins de stationnements, forcément », nuance une autre. « On en trouvera des placements. Je préfère voir la Villaine et un peu moins de places de parking », conclus un résident.
Car avec ce projet, ce sont 249 places de stationnement qui disparaissent. Un coup dur selon les commerçants situés à proximité. Denis Denoual, restaurateur à la pizzeria Le Cinquecento, estime entre 20 et 30% sa perte de chiffre d’affaires depuis le début des travaux : « On a toute une partie de la clientèle qui n’a pu vraiment accès au centre-ville aujourd’hui. On avait des personnes âgées pour qui c’est compliqué de venir en transport en commun. On a aussi une partie des familles qui habitaient en périphérie de Rennes qui aujourd’hui n’ont pas forcément envie de se lancer dans des transports en commun quand vous avez deux ou trois enfants dans une poussette. »
Des critiques balayées par la municipalité qui évoquent une baisse du trafic dans le centre-ville de 30% ces trois dernières années. Un argument béton pour une métamorphose totale du centre-ville de Rennes.