Il reste encore trois week-ends de cyclo-cross à Léo Bisiaux avant de basculer vers la saison sur route. Après le Mondial Espoirs, le 31 janvier à Hulst (Pays-Bas), le coureur de Decathlon CMA CGM va couper seulement « quatre ou cinq jours » avant de remettre le bleu de chauffe. “J’aimerais bien ne pas couper plus longtemps et après bien remettre en route pour faire de bonnes semaines d’entraînement”, dit-il à DirectVelo.
LE TOUR DE CATALOGNE, UNE POSSIBILITÉ POUR DÉBUTER
Pour sa reprise en compétition, ce sera au plus tard au Tour du Pays basque. “Mais on espère que je sois prêt avant, pour le Tour de Catalogne, même s’il n’y aura pas de pression pour que ce soit le cas”.
Après le Tour du Pays basque où il avait fini 25e du général l’an passé, il sera engagé la semaine suivante sur le week-end franc-comtois pour disputer la Classic Grand Besançon Doubs et le Tour du Jura. “Ce sont des courses qui me conviennent bien”, note-t-il. Place ensuite à une course d’un jour, en WorldTour, à Francfort. La route va se cabrer par la suite avec un stage en altitude, la Mercan’Tour Classic et le Tour Auvergne-Rhône-Alpes (ex-Critérium du Dauphiné) que l’Auvergnat découvrira, un an après avoir participé au Tour de Suisse. Il doublera ensuite le contre-la-montre et la course en ligne, à la Tour-du-Pin (Isère), lors du Championnat de France.
DE RETOUR SUR LA VUELTA
La suite ressemblera à l’an passé avec une nouvelle participation au Tour d’Espagne, après un stage en altitude puis la Clasica de San-Sebastian et le Tour de Burgos où il avait levé les bras l’an dernier avant de finir 3e du général. Revenir sur la Vuelta en 2026 lui semble une évidence. “Vu que je fais du cyclo-cross, c’était compliqué d’aller sur le Giro. Je pense que pour le Tour, ce n’est pas possible d’avoir vraiment une prépa optimale en faisant du cyclo-cross. C’était logique de retourner sur la Vuelta”.
Sa première expérience sur un Grand Tour avait été l’an dernier perturbée par la maladie, ce qui ne l’avait pas empêché de retrouver des couleurs en seconde partie de course. “C’est un Grand Tour qui me convient bien avec la chaleur et des montées assez raides”, observe-t-il. Le parcours de l’édition 2026 le ravit. “Il y a pas mal d’étapes assez dures, dont trois à plus de 5000 mètres de dénivelé. Donc je pense qu’il y aura de quoi faire”. Il pourrait être amené à se concentrer sur le classement général, ce qu’il n’a pas pu essayer en 2025. “J’aimerais bien voir ce que je peux faire sur un général même si d’autres coureurs seront aussi protégés. Il faudra aussi voir où j’en suis après les premières courses. Je ferai un point après le « Dauphiné » pour voir ce qu’il sera possible d’espérer sur la Vuelta”.
LA FIN DE SAISON EN CHINE ?
Pour la toute fin de saison, il est candidat à une participation au Tour de Guangxi. “Le classement général se fait sur une montée de dix minutes. Ça serait une belle expérience de courir dans un autre pays”, conclut Léo Bisiaux, qui avait fini sa saison 2025 sur les routes du Tour de Lombardie.
Le programme de Léo Bisiaux :
23/03 – 29/03 : Tour de Catalogne (2.UWT)
06/04 – 11/04 : Tour du Pays basque (2.UWT)
17/04 : Classic Grand Besançon (1.1)
18/04 : Tour du Jura (1.1)
01/05 : Eschborn-Francfort (1.UWT)
03/06 : Mercan’Tour Classic Alpes Maritimes (1.1)
07/06 – 14/06 : Tour Auvergne-Rhône-Alpes (2.UWT)
24/06 : Championnat de France du contre-la-montre
27/06 : Championnat de France en ligne
01/08 : Clasica San Sebastian (1.UWT)
04/08 – 08/08 : Tour de Burgos (2.Pro)
22/08 – 13/09 : Tour d’Espagne (2.UWT)
13/10 – 18/10 : Tour de Guangxi (2.UWT)