Par
Laurène Fertin
Publié le
16 janv. 2026 à 19h17
Les soignants font face à une tension hospitalière « majeure » et manifestaient d’ailleurs leur épuisement, mercredi 14 janvier 2026, devant le CHU de Rennes, durement impacté.
Pour répondre à cette situation de crise qui touche essentiellement la Haute-Bretagne (à savoir les secteurs de Rennes-Vitré-Redon-Fougères), et en particulier l’hôpital Pontchaillou, l’ARS Bretagne indique, ce vendredi 16 janvier, déclencher le plan ORSAN EPICLIM.
« Une mobilisation exceptionnelle et coordonnée »
Le plan ORSAN EPICLIM permet d’organiser, à l’échelle de la Haute-Bretagne, la réponse du système de santé face à une situation sanitaire exceptionnelle, comme l’indique le ministère de la Santé.
Précisément, selon l’ARS, ce plan garantit « la continuité, la sécurité et la qualité des prises en charge en organisant une mobilisation exceptionnelle et coordonnée de l’ensemble des acteurs sanitaires et médico-sociaux du territoire » alors que « l’activité hospitalière ne permet plus de répondre, de manière optimale, aux besoins de prise en charge de la population ».
Le but, en activant la contribution de chaque établissement et service est de « désengorger les capacités hospitalières », « fluidifier les parcours patients » et « sécuriser les prises en charge des publics les plus vulnérables ».
Le dispositif ORSAN
Selon le ministère de la Santé, le plan ORSAN se décline de cinq façons :
-le plan ORSAN AMAVI est activé quand les établissements de santé font face à grand nombre de blessés suite un accident collectif, un attentat ou une catastrophe naturelle ;
-le plan ORSAN MEDICO-PSY concerne, quant à lui, la prise en charge de nombreuses victimes, blessés psychiques ;
-le plan ORSAN REB permet de répondre aux différents types de risques épidémiques et biologiques notamment ceux à potentiel pandémique ;
-le plan ORSAN NRC permet d’assurer la prise en charge des victimes irradiées, ou potentiellement contaminées par des agents ;
– et le Plan ORSAN EPI-CLIM est déclenché afin d’assurer la prise en charge des patients en situation d’épidémie saisonnière et de tensions hospitalières, mais également afin d’assurer la prise en charge des victimes d’un événement de nature climatique ou environnemental (pollution, canicule, grand froid, …).
«Accélérer la sortie des patients »
Concrètement, les établissements de santé publics et privés sont invités à déclencher leur plan blanc et créer des « capacités d’hospitalisation supplémentaires » en anticipant et accélérant les sorties des patients, en déprogrammant, si nécessaire, des interventions et hospitalisations non urgentes, en ayant recours à du personnel de renfort ou à la « densification des lits » dans les services.
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De la même manière, l’ARS Bretagne invite les établissements et services médico-sociaux à faciliter les admissions et les prises en charge temporaires ou les retours en sortie d’hospitalisation « dans le respect de la sécurité des personnes accompagnées ».
Le plan ORSAN EPICLIM reste « une mesure temporaire et évolutive », précise l’ARS, faisant l’objet « d’un suivi régulier » et « d’adaptations en fonction de l’évolution de la situation sanitaire et des capacités territoriales ».
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