Municipales 2026 – La maire sortante de Toulon, Josée Massi, a officialisé sa candidature aux élections municipales dans un contexte politique tendu, marqué par une droite fragmentée et la montée en puissance du Rassemblement national, bien décidé à conquérir la plus grande ville du Var. À 75 ans, l’édile divers droite entend défendre son bilan et se poser en rempart face à l’extrême droite.
À Toulon, la bataille municipale est lancée ! La maire sortante a annoncé vendredi son entrée officielle dans la course, dans un scrutin qui s’annonce particulièrement disputé. En poste depuis 2023, Josée Massi dit vouloir « poursuivre et amplifier la transformation engagée de la ville », selon les termes d’un communiqué diffusé par son équipe.
Une succession lourde après l’ère Hubert Falco
Âgée de 75 ans, Josée Massi a succédé à Hubert Falco, qui a dirigé Toulon pendant vingt-deux ans. Longtemps figure centrale de la droite locale, l’ancien maire se présentait comme un rempart face à l’extrême droite avant d’être démis de ses mandats par la justice, dans une affaire de détournement de fonds. Première adjointe de cet ancien élu LR, passé ensuite dans le camp présidentiel, la maire sortante a hérité d’une situation politique complexe et d’un héritage encore très présent dans la ville.
Si Hubert Falco conserve une influence notable à Toulon, il n’a cependant pas apporté son soutien à Josée Massi. L’ancien maire privilégie la candidature du sénateur Les Républicains Michel Bonnus, accentuant ainsi la division de la droite locale à l’approche du scrutin municipal.
Projet axé sur la sécurité et l’économie
La maire sortante assume pleinement son action à la tête de la commune. Elle affirme que « Toulon a changé » au cours de sa mandature, mettant en avant des finances saines et une transformation engagée de la ville. Pour l’avenir, elle promet d’« aller encore plus loin pour construire un Toulon toujours plus sûr, plus solidaire, plus vert et plus dynamique économiquement, davantage tourné vers sa mer, ses quartiers, sa base navale et la qualité de vie de ses habitants ».
Josée Massi propose pour la prochaine mandature une candidature sans étiquette, revendiquant une gouvernance ouverte. Sa liste intégrera des profils issus de la société civile, une manière affichée de dépasser les clivages partisans traditionnels et de rassembler au-delà des appareils politiques.
Le RN en embuscade dans une ville stratégique du Var
Le défi s’annonce cependant considérable pour la maire sortante. Face à elle, la députée du Rassemblement national Laure Lavalette, figure médiatique du parti d’extrême droite, est entrée en campagne la semaine dernière. Le RN nourrit de fortes ambitions à Toulon, dans un département où il enregistre des scores très élevés et après avoir déjà conquis Perpignan et Fréjus sur le pourtour méditerranéen.
Dans ce port militaire stratégique, la perspective d’une victoire du RN pèse sur la campagne. Josée Massi a d’ores et déjà annoncé sa volonté de faire barrage à l’extrême droite. « Au lendemain du premier tour, je me désisterai sans problème si je ne suis pas deuxième. Il n’y aura pas de triangulaire par ma faute », a-t-elle affirmé dans un message transmis à l’AFP par son équipe de campagne.
De son côté, Michel Bonnus, également sollicité par l’AFP, assure « se concentrer sur le premier tour », laissant planer l’incertitude sur les équilibres à venir au sein de la droite toulonnaise.
Nice-Presse avec des contenus de l’AFP
