Elle se lance dans la course face à la « dictature écologiste ». La députée européenne Rassemblement national (RN) France Jamet a annoncé vendredi sa candidature aux municipales à Montpellier (Hérault), où elle s’était déjà présentée en 2014.
« Je suis la candidate choisie par le Rassemblement national, ce que je considère être un acte de confiance de la part du parti. Je m’inscris dans une volonté de rupture avec la politique municipale », a déclaré cette amie d’enfance de Marine Le Pen, aujourd’hui âgée de 64 ans.
Alliée de l’UDR d’Éric Ciotti, Jamet n’entend pas revenir sur la gratuité des transports appliquée par le maire socialiste Michaël Delafosse : « Je l’avais proposée en 2014 », lors de sa précédente candidature à la mairie, dit-elle.
Eurodéputée depuis 2017
France Jamet souhaite renforcer la « sécurité » et la « salubrité » de la 7e ville de France, et favoriser « l’intermodalité » permettant le retour des voitures dans le centre-ville, d’où elles ont selon elle été chassées par « la dictature écologiste ».
Adhérente dès son adolescence du Front national, que son père Alain Jamet, décédé en novembre, avait contribué à fonder avec Jean-Marie Le Pen en 1972, France Jamet avait obtenu aux municipales de 2014 13,80 % des voix au premier tour et 9,18 % au second.
Longtemps conseillère régionale, elle est depuis 2017 députée européenne, mandat qu’elle a repris au maire de Perpignan, Louis Aliot.
Un autre membre du Rassemblement national de l’Hérault, Thierry Tsagalos, s’était porté candidat aux municipales la semaine dernière, affirmant bénéficier du « soutien » du RN. Mais l’investiture a donc finalement été accordée à une proche de longue date de la famille Le Pen.