Dominique Pelicot connaissait-il le tueur en série François Vérove, surnommé « Le Grêlé » ? Le pôle cold cases de Nanterre a en tout cas ouvert une enquête sur leurs parcours criminels lundi dernier.
Le pôle cold cases de Nanterre enquête sur les « parcours criminels » de Dominique Pelicot, principal condamné des viols de Mazan, et le tueur en série François Vérove, surnommé « Le Grêlé », a indiqué vendredi le parquet de Nanterre, sollicité par l’AFP.
Les investigations sur ces « parcours criminels », destinées à identifier d’autres victimes potentielles, ont été déclenchées lundi, a précisé le ministère public, confirmant une information de RTL.
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Dominique Pélicot a été condamné en 2024 à 20 ans de réclusion pour avoir drogué sa femme Gisèle afin de la violer et de la livrer à des dizaines d’inconnus dans leur maison de Mazan, entre 2011 et 2020. Ancien gendarme et ex-policier, François Vérove, tueur en série surnommé « Le Grêlé », s’est lui donné la mort en septembre 2021 alors qu’il était convoqué par des enquêteurs.
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Un scoop de Paris Match en novembre 2024
Dans une enquête publiée en novembre 2024, Paris Match évoquait déjà cette piste étudiée de près par la juge Nathalie Turquey, du pôle des crimes sériels ou non élucidés du tribunal de Nanterre. Tous deux pourraient avoir plus que l’ivresse de la perversion en partage. Lieux des crimes, profils des victimes présumées, modes opératoires. Les investigations ont mis au jour un réseau de coïncidences et de similitudes saisissantes. Aussi impensable que cela puisse être, leurs trajectoires ont pu se croiser à au moins deux reprises dans les années 1980 et 1990 à Paris et en grande banlieue, écrivait-on alors. Parmi les meurtres non élucidés, figure celui de Sophie Narme. Le 4 décembre 1991, cette agente immobilière de 23 ans était anesthésiée avec une compresse d’éther, violée puis étranglée lors d’une visite d’appartement, au 22 de la rue Manin, dans le XIXe arrondissement de Paris.
Autre affaire, celle d’Édith Martinet, autre crime imputé au Grêlé, qui va faire l’objet de nouvelles vérifications. Le 3 avril 1987, cette jeune femme de 26 ans était retrouvée nue, étranglée et poignardée au thorax du côté gauche, dans son studio de la Plaine Saint-Denis, au nord de Paris. Aucune trace d’effraction constatée. Traitée à l’origine par la police judiciaire de Seine-Saint-Denis, l’affaire avait tardivement été reliée au Grêlé par la crim’. Mais l’hypothèse Pelicot constituerait aujourd’hui une autre piste envisageable. Et pas seulement à l’aune du mode opératoire. Edith Martinet était salariée comme enquêtrice marketing par une société basée rue Regnault, dans le XIIIe arrondissement de Paris. Elle démarchait des particuliers pour leur faire tester des produits commerciaux, notamment dans les grands ensembles du quartier asiatique. Pile le secteur professionnel couvert par Dominique Pelicot, qui fait alors du porte-à-porte en tant qu’agent immobilier.