Face à la hausse durable du coût de l’alimentation, la liste Pour Vivre Lyon, portée par l’union de la gauche et des écologistes, dévoile une nouvelle mesure ce vendredi.

Il s’agit de la création de dix cantines de quartier réparties sur l’ensemble du territoire lyonnais. L’objectif affiché est clair : garantir un accès universel à une alimentation saine, durable et financièrement accessible, dans un contexte de précarisation croissante.

Grégory Doucet assume un positionnement offensif sur le sujet : « Dans la capitale mondiale de la gastronomie, il est inacceptable que bien manger soit un privilège. Nous voulons garantir à toutes et tous l’accès à une alimentation de qualité, peu importe son budget », affirme-t-il, en liant explicitement cette promesse à l’ouverture de dix cantines de quartier.

Ces cantines de quartier s’articuleraient autour de plusieurs fonctions. Le projet prévoit l’intégration d’épiceries sociales et solidaires, proposant des produits de qualité à tarifs différenciés : prix réduits pour les personnes en grande précarité, prix coûtant pour les habitants du quartier et tarifs classiques pour les autres usagers.

À cela s’ajouteraient des espaces de restauration et de convivialité, des cuisines partagées, ainsi que des actions d’animation : ateliers culinaires, formations, sensibilisation à l’alimentation durable ou encore projets en lien avec les écoles et les acteurs associatifs locaux.

La mesure se veut une réponse directe aux scènes devenues familières dans plusieurs quartiers de Lyon : files d’attente devant les distributions alimentaires ou les cantines universitaires, notamment depuis la crise sanitaire.

Pour la gauche unie, l’accès à une alimentation saine est désormais un facteur majeur d’inégalités sociales.