Le candidat PS a tenu, mercredi, son premier grand meeting de campagne. Mais sans LFI. De quoi faire douter certains soutiens.
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Publié le 15/01/2026 13:33
Mis à jour le 15/01/2026 13:34
Temps de lecture : 2min

Premier meeting de campagne de la gauche unie, autour du candidat socialiste à la mairie de Paris, Emmanuel Grégoire, à La Bellevilloise, à Paris, le 14 janvier. (CARINE SCHMITT / Hans Lucas)
Emmanuel Grégoire a tenu son premier meeting de campagne pour les municipales à Paris, mercredi 14 janvier, à la Bellevilloise, salle emblématique à l’est de la capitale. Le candidat PS est désormais soutenu par toute la gauche, sauf LFI. Sur le plan de l’affluence, le pari semble gagné. Emmanuel Grégoire, haut-parleur à une main, micro dans l’autre explique, devant la salle, sur le trottoir, annonceque la salle de la Bellevilloise « ne va pas pouvoir tous vous accueillir ». Il s’empresse d’ajouter que « la prochaine fois, il sera ravi de prendre une immense salle ».
Devant 2 000 personnes présentes, selon le parti, le candidat déroule son programme. Dans ce quartier populaire du 20e arrondissement, un argument fait mouche : « Demain, les fournitures scolaires seront gratuites pour les familles qui en ont besoin ». Les applaudissements sont nourris. Emmanuel Grégoire enchaîne, toujours sur le thème de l’école : « Nous fournirons pour les plus petits un goûter à l’école, équilibré et lui aussi gratuit ! »
Le socialiste parle devant des drapeaux PS évidemment, mais aussi écologistes et communistes. Les deux partis le soutiennent. Et c’est déjà une victoire semble dire le candidat : « Jamais l’union de la gauche n’avait eu lieu dès le premier tour de la bataille », souligne-t-il.
Une union de la gauche nécessaire pour battre Rachida Dati, candidate de la droite et d’une partie des macronistes. Les sondages montrent en effet qu’à Paris, rien n’est joué. L’union de la gauche oui, mais sans La France Insoumise. Tant mieux soufflent ces deux militantes : « LFI, pour moi, ce n’est pas la gauche républicaine », dit l’une. L’autre semble désabusée : « J’ai voté très longtemps LFI… et je ne veux plus LFI. »
Emmanuel Grégoire répète qu’il ne veut pas d’alliance avec LFI, ni au premier ni au second tour. Une position incompréhensible pour Jules, 23 ans : « C’est une connerie. Je ne savais pas qu’il avait dit ça. C’est dommage, j’aimerais que la gauche ait le plus de chance possible de gagner » analyse-t-il.
Sophia Chikirou, la candidate Insoumise à la mairie de Paris, est donnée dans certains sondages à plus de 10 % au premier tour. Sans accord avec le Parti socialiste, elle pourrait, dans ce cas, se maintenir au second tour. Attention danger, alerte cet électeur socialiste : « La droite saura voter utile. À gauche, il risque d’y avoir une vraie dispersion. Avec la crainte de perdre Paris, et que l’on bascule à droite et à l’extrême droite« , souligne cet électeur. Ce serait alors un potentiel séisme : les socialistes dirigent Paris depuis 25 ans, une situation qui affaiblirait le PS, à seulement un an de l’élection présidentielle.