La sérénité retrouvée chez Arnaud De Lie : « L’an passé, j’ai perdu l’essence de ce que je suis sur le vélo »

Mais son ambition revient rapidement au galop. Quand un collègue lui a par exemple fait remarquer qu’il aura déjà un solide programme World Tour, avec des épreuves comme les Strade Bianche, le Tour du Pays basque, les classiques wallonnes ou le Tour d’Espagne, sa réaction a fusé comme ses démarrages explosifs en bosse : « Si je voulais rouler des courses UCI 1.1, je n’avais qu’à rester un an de plus dans l’équipe de développement… »

Il nous a cependant surpris par ses déclarations sur sa vision des grands tours. Avec sa victoire en 2024 au Baby Giro (le Tour d’Italie des moins de 23 ans) et sa deuxième place derrière Paul Seixas au Tour de l’Avenir (considéré comme le Tour de France des espoirs) ou ses succès sur des épreuves par étapes, disputées en montagne, de référence, comme le Tour du Val d’Aoste Mont Blanc (il s’y est imposé deux fois de suite), la Ronde de l’Isard ou l’Alpes-Isère Tour, il a construit une réputation de futur coureur de grand tour.

Il rêve de performer sur les Ardennaises

« C’est ce que tout le monde pense ou attend de moi…, explique avec un petit sourire celui qui va directement partager le leadership de Lotto-Intermarché avec De Lie et Van Eetvelt. Du moins, c’est l’impression que j’en ai quand je lis le journal ou les articles sur moi. Mais c’est faux. J’aime vraiment plus les classiques wallonnes. Je rêve d’y performer un jour. »

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J’habite à 40 kilomètres du Mur de Huy, j’y passe donc régulièrement à l’entraînement et je l’aime vraiment !

Il s’était fait plaisir en 2025 en dominant Liège-Bastogne-Liège pour les espoirs. Quand il était encore chez les juniors, il s’était amusé à aller chercher le KOM (le temps de montée le plus rapide) sur la montée de La Redoute avant que Tadej Pogacar en personne ne lui prenne lors de son passage en course sur la Doyenne. « J’aime ces montées en Wallonie, rappelle Jarno Widar, qui avait décrit la côte du Val d’Enfer, où il a fait la différence sur le dernier championnat d’Europe pour les espoirs, comme La Redoute 2. J’habite aussi à 40 kilomètres du Mur de Huy, j’y passe donc régulièrement à l’entraînement et je l’aime vraiment. Par rapport aux grands tours, on verra comment je m’en sortirai à la Vuelta. Mais, pour moi, on ne peut pas comparer les épreuves des espoirs, qui durent au maximum une grosse semaine, avec des courses chez les pros qui sont trois fois plus longues. N’oubliez pas que j’entame un nouveau chapitre de ma carrière. Celui de mon arrivée chez les pros. Et c’est comme si je recommençais d’une page blanche. Tout est à construire désormais. »

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À la sortie d’un bon hiver, sans maladie ni pépin physique, il a hâte de débuter chez les pros. Ce sera au Portugal, sur la Figueira Classic le 14 février avant le Tour d’Algarve. Il retournera ensuite sur les terres de sa victoire au championnat d’Europe espoirs avec les Drôme et Ardèche Classiques avant de mettre le cap vers l’Italie pour le Trophée Laigueglia et les Strade Bianche. « J’enchaînerai ensuite avec le Tour du Pays basque et les classiques ardennaises, normalement sans l’Amstel Gold Race mais avec Francfort pour conclure. »

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Il a prévu de partir pour des stages d’altitude en mai et en juillet, entrecoupés par le Tour de Suisse en juin. Avant de prendre la direction de l’Espagne en août pour le Tour de Burgos, la Clasica San Sebastian et le Tour d’Espagne.

Espère-t-il aller au Canada, pour le championnat du monde ? « Ce sera à voir avec Serge Pauwels. Par contre, l’Euro, en Slovénie, pourrait être une option. En soutien de Remco Evenepoel, avec qui j’ai un bon lien : c’est un chouette gars ! »