Le maire de Bordeaux est le parrain de cette « promotion » historique de 35 étudiants. Comme basque de naissance, il ne pouvait manquer l’occasion de les accueillir chaleureusement. « Je suis très fier de la création de cette licence à l’heure où le repli sur soi gagne du terrain. C’est une invitation au voyage, à comprendre le monde. »

La LEA, qui fait partie de l’Unité de formation et de recherche (UFR) langues et civilisation est « complètement ouverte, pas réservée aux étudiants parlant basque », précise Argia Olçomendy, la responsable pédagogique. Originaire du Pays basque où elle était en école bilingue, Emma a saisi l’occasion de ce LEA « pour s’y remettre et pour me rapprocher encore un peu plus de ma culture ».

Tournés vers le commerce international

Elles aussi étudiantes, Maëva et Camille n’y ont pas d’attaches et ont rejoint la licence par ricochet alors qu’elles visaient plutôt des études en espagnol. « L’enseignement est très vaste, se félicitent-elles, on apprend la langue, la grammaire mais aussi beaucoup d’autres matières. »

Des cours d’apprentissage des trois langues en font partie mais la formation propose aussi des enseignements liés à l’entreprise, l’économie, le droit, la géopolitique, l’informatique et le français. « On forme essentiellement des cadres multilingues pour des emplois transfrontaliers dans le bassin d’emplois entre Bordeaux et Bilbao », précise Argia Olçomendy.