Après son élimination en 1/16es de finale de Coupe de France contre son voisin du Paris FC, le Paris Saint-Germain était attendu au Parc des Princes pour la réception du LOSC, lors de la 18e journée de Ligue 1. Avec Kvaratskhelia, Dembélé et Doué, les Parisiens voulaient mettre la pression sur le RC Lens et retrouver leur place de leader contre le LOSC, également éliminé la semaine dernière. La rencontre entre les deux haut classés démarrait fort, avec une grosse occasion de Giroud qui trouvait la barre sur la première occasion (2e).

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Par la suite, c’est Mbappé qui avait l’occasion d’ouvrir le score à deux reprises, mais se frottait à un Chevalier bien chaud (3e et 6e). Mais après ces premières minutes folles, le PSG reprenait le contrôle du ballon et sur une première occasion franche, à l’entrée de la surface, Dembélé pouvait tromper Ozer et ouvrir rapidement le score (1-0, 13e). Ce qui a lancé les Parisiens, puisque Kvaratskhelia n’était pas loin d’inscrire un but sublime dans la foulée… mais ne parvenait pas à trouver un angle de tir (20e).

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Le PSG a rassuré

Les Dogues, malgré une occasion de Mukau (21e), n’ont pas réussi à revenir avant la pause et étaient piégés par le faux-rythme installé par le PSG. La seconde période repartait de la même manière, avec des Parisiens qui conservaient tranquillement la possession du ballon. Nuno Mendes, qui a vu son but être refusé pour hors-jeu, alertait Ozer (59e). Mais c’est finalement sur un bijou de Dembélé que le PSG a fait le break. Après avoir crocheté trois joueurs, le Ballon d’Or plaçait un lob parfait (2-0, 64e).

Un chef-d’œuvre qui semblait avoir assommé les Dogues, incapables de revenir après ce geste. De son côté, le PSG poussait pour alourdir le score, à l’image de Doué (80e). Mais c’est finalement Barcola qui a cédé la victoire parisienne en fin de partie (3-0, 90e+4). Sans forcer face à des Lillois qui n’ont que trop peu proposer, comme face à Lyon dimanche, les hommes de Luis Enrique reprennent de la confiance et provisoirement leur place de leader, avant le match du RC Lens. De son côté, le LOSC perd encore des points importants et risque de laisser sa quatrième place à l’issue de la journée.

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L’homme du match : Ousmane Dembélé (8) : un match de Ballon d’Or. Si certains doutaient de sa forme cette saison, son début d’année montre que le natif de Vernon est encore l’un des meilleurs joueurs du monde. Actif au pressing et toujours pertinent dans sa relation avec ses coéquipiers, il a retrouvé la pleine possession de ses moyens et a régalé le Parc. Malgré un bon début de match lillois, il a calmé tout le monde avec une frappe millimétrée pour ouvrir le score (13e). En pétard, il a semblé particulièrement en jambes et a été à l’origine d’autres opportunités pour son équipe. Malgré un déchet inhérent à son jeu, il n’a pas non plus raté de choses élémentaires et a été assez prodigieux dans ses tentatives dans les derniers mètres adverses là où ses compères d’attaque étaient beaucoup plus en difficulté. Dans un grand soir, Dembouz a marqué un but extraordinaire en seconde période. Trouvé par Doué., Dembélé s’est amusé de quatre défenseurs à l’entrée de la surface avant de lober Berke Ozer à cette distance. Un chef d’oeuvre pour parachever un gros match de l’ancien Barcelonais. Remplacé par Gonçalo Ramos, assez neutre (77e).

Paris Saint-Germain

– Chevalier (5) : face à son ancienne équipe, le gardien a surtout été sollicité en début de match. Après une sortie totalement ratée qui aurait pu sourire à Giroud s’il n’avait pas trouvé la barre transversale, le gardien est rentré dans sa rencontre avec quelques parades. Moins sollicité, il n’a plus eu une frappe de la 23e à la 83e minute. En fin de match, il a été vigilant.

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– Zaire-Emery (6,5) : il est assurément l’un des meilleurs Parisiens de cette saison. Et Zaïre-Emery l’a encore confirmé ce soir. Intraitable en tant que défenseur droit, le joueur formé au PSG a ensuite été très bon lors de son replacement dans l’entrejeu à la mi-temps. Propre techniquement et sûr de ses forces, il a joué avec confiance et a réalisé une rencontre pleine. Avancant constamment vers l’avant, il a réalisé un match assez fou et a confirmé qu’il était bien au-dessus de ses adversaires sur chacun de ses gestes. 6 ballons perdus avec toutes ses prises de risques et 8 ballons récupérés en contrepartie ? Bravo.

– Marquinhos (5) : à côté de Pacho, le Brésilien a été légérement en-dessous. Moins bien rentré dans sa rencontre, il a été plus hésitant dans ses sorties de balle et a eu plus du mal à cadrer le puissant Giroud. Finalement, il n’a pas commis d’erreurs majeurs et a contribué au clean-sheet de son équipe.

– Pacho (6) : toujours aussi fort dans sa lecture du jeu, l’Equatorien a mal démarré sa rencontre avec une relance ratée sur Giroud (3e). Après cette première alerte, l’ancien de Francfort a été irréprochable. Pugnace et prompt dans les duels, Pacho a découragé les attaquants lillois et a comblé de nombreux vides dans le dos de ses coéquipiers. Encore un bon match.

– Mendes (6,5) : il a mis un peu de temps à rentrer dans sa partie, mais quand il l’a fait, le Portugais a été inarrêtable. Légérement tête-en-l’air défensivement dans un premier temps, le défenseur gauche a ensuite fait parler toutes ses qualités pour régner sur son flanc gauche. Conquérant dans les duels et trop puissant pour être stoppé offensivement, il a fait vivre un calvaire aux défenseurs nordistes, notamment en seconde période après le réajustement tactique de Luis Enrique et l’entrée de Zabarnyi. Sur plusieurs tentatives, il aurait même pu faire la différence et s’offrir un but (24e, 59e). Un match plein.

– Mayulu (4,5) : au milieu de terrain, le Titi parisien a été moyen. Capable de récupérer des ballons plutôt hauts sur le terrain, il a fait souffler son équipe à de nombreuses reprises. Néanmoins, à l’instar de ses dernières semaines où il est moins inspiré, le milieu de 19 ans n’a pas brillé avec le cuir entre les pieds. Outre quelques pertes de balle, Mayulu n’a jamais pris de risques pour créer quelque chose ou apporter le surnombre offensivement. Son match trop neutre lui a valu un remplacement à la mi-temps au profit de Zabarnyi (5,5, 46e). Dans un rôle hybride de troisième défenseur/arrière droit, l’Ukrainien a été intéressant. Précieux tactiquement, il n’a pas été inquiété défensivement et a fait des efforts à la récupération et pour colmater les brèches.

– Vitinha (6) : un match encore satisfaisant pour le Portugais. Malgré quelques ouvertures dont lui seul a le secret, le 17 parisien a été discret en première période. Passeur décisif pour l’ouverture du score de Dembélé, l’ancien de Porto a été précieux au retour des vestiaires. Entre des ballons grattés et un tempo régulé à merveille, il a permis à son équipe de s’assurer le succès et d’être si impérial à domicile.

– Ruiz (4,5) : dans l’entrejeu, l’Espagnol n’a pas brillé comme d’habitude. Disponible et relais apprécié par ses coéquipiers, il n’a rien montré d’extravagant et a parfois été trop lent ce qui a provoqué des pertes de balles stupides. En plus de certaines mauvaises lectures du jeu, il n’a pas voulu prendre de risques et n’a pas fait évoluer le jeu. Un match assez soporifique malgré un travail défensif intéressant (9 récupérations).

– Kvaratskhelia (4,5) : un match sans pour le Géorgien. Frustré de sa sortie, il devait également l’être de son match où il n’a pas montré le génie qu’on lui connaît. Généreux dans les efforts défensifs et n’hésitant pas à combiner avec ses coéquipiers, l’ancien de Naples a tenté des choses mais c’était trop peu pour faire la différence. Malmené par Tiago Santos dans les duels, le numéro 7 parisien n’a pas vraiment pesé et dont personne ne se souviendra. Remplacé par Barcola (63e), intéressant dans la profondeur et récompensé par un but en fin de rencontre grâce à un pressing efficace (90+2e).

– Dembélé (8) : voir ci-dessus.

– Doué (4,5) : le Golden Boy a réalisé un match médiocre. Bien discret en première période, il n’a pas réussi à faire des différences et a même semblé être moins disponible qu’à l’accoutumée. Muselé par les défenseurs adverses, il n’a rien réussi. Même s’il s’est (légérement) rebiffé en seconde période, il n’a pas montré assez de mordant et ses 20 pertes de balles sont assez impardonnables à ce niveau-là quand on fait le bilan de ce qu’il a apporté offensivement. Une passe décisive pour Dembélé à notifier dans son bilan. Il faut qu’il retrouve rapidement son niveau de la saison dernière. Remplacé par Lucas Hernandez (84e), qui n’a pas eu assez de temps pour s’exprimer.

LOSC :

– Özer (4) : caché par ses défenseurs sur la première frappe d’Ousmane Dembélé, le portier turc n’a rien pu faire pour couvrir ses filets dès les premières minutes. Avec des appuis qui ont semblé plutôt correct sur le mouvement décisif du Ballon d’Or, il n’a malheureusement eu aucune chance sur le but parisien (13e). Malgré les quatre tirs tentés par le PSG, dont deux cadrés, durant la première période, celui-ci s’est montré à l’aise devant sa ligne. Au retour des vestiaires, sur un centre de Nuno Mendes, il a effectué l’arrêt idéal pour contenir les joueurs de la capitale (48e). Cependant, Ousmane Dembélé n’a pas voulu le laisser respirer plus longtemps. Sur le second but du natif de Vernon, il est clairement fautif, puisqu’il est trop avancé pour pouvoir ne serait-ce que toucher le ballon piqué (64e). À dix minutes de la fin de la partie, le rempart de Bruno Genesio n’a pas hésité à s’envoler, et de belle manière, sur une frappe explosive de Désiré Doué (80e). Sur le troisième but qui a scellé la victoire des Parisiens, il ne peut pas s’employer, et subi à nouveau les erreurs omniprésentes de sa défense (90+3).

– Tiago Santos (4) : préféré à Thomas Meunier pour cette rencontre au sommet, le Portugais s’est montré agressif sur son couloir, notamment avec des courses intéressantes afin d’apporter le danger côté droit. Face à un concurrent de taille dans sa zone, le latéral a réussi à proposer une technique intéressante balle au pied. Cependant, il a effectué un très mauvais choix à l’entrée de la surface alors qu’une superbe contre-attaque avait vu le jour à la demi-heure de jeu. Le joueur de 23 ans n’est pas resté immobile, au contraire, il a été autant précieux que Romain Perraud dans l’autre couloir. En effet, il a essayé d’aérer le jeu à plusieurs reprises (30e, 45e), lors de situations dans lesquelles le pressing parisien était assez constant. Dans le dur en seconde période, ses courses n’ont plus été visibles, certainement à cause de la fatigue. Son technicien l’a finalement laissé souffler. Remplacé par Thomas Meunier (87e)

– Mandi (3) : très peu en vue lors de la première période, le Fennec n’a pas vraiment rassuré les siens sur les assauts des hommes de Luis Enrique. Tourné lorsque le ballon est venu titiller la cage du portier lillois, presque jamais agressif lorsque les Parisiens ont tenté de pénétrer dans la surface, il n’a pas été le défenseur imposant comme il le démontre habituellement. En difficulté sur sa relance poussive (55e), il a continué à paniquer pour s’en sortir. C’est d’ailleurs lui qui a laissé un énorme espace vide dans sa zone au double buteur Ousmane Dembélé, provoquant la seconde réalisation du Français (64e). Pris de vitesse durant toute la partie, il a cependant réussi à remporter un duel face à Nuno Mendes après une contre-attaque subitement effectuée (84e).

– Ngoy (3) : difficilement rentré dans son match, spécifiquement suite à un manque d’application sur ses longues relances, le défenseur central a plus subi qu’autre chose en première période. Regroupé dans ses espaces trop restreints, avec un manque de combativité, il a essayé de s’en sortir tant bien que mal. Tout comme Aissa Mandi, il a résisté, tenu bon, mais sans réellement mouiller le maillot durant les quarante-cinq premières minutes. Pris par surprise lors d’un mouvement éclair de la part d’Ousmane Dembélé, il a manqué de peu pour qu’il soit fautif sur l’alignement précédant le but hors-jeu inscrit par Nuno Mendes (57e). Lors d’un moment fort établi par le PSG, il a effectué un superbe retour avec une tête osée dans sa surface, montrant tout de même sa volonté au coach (78e).

– Perraud (4,5) : au cœur de duels acharnés sur son couloir gauche, particulièrement face à Ousmane Dembélé, et Désiré Doué, le latéral a réalisé une période plus que convaincante. Aidé par ses coéquipiers de la charnière centrale, il a pu éviter plusieurs prises à deux, voire trois par moment. Il a surtout utilisé sa malice afin d’empêcher les Parisiens à tirer, mais aussi utiliser leurs qualités techniques, les collant à la ligne sans cesse (39e). Sonné avant la mi-temps suite à un ballon reçu derrière la tête, il a démontré toute son envie de protéger ses arrières, toujours avec un brin d’intelligence précieux face à ces attaques (42e). Dans les derniers instants de la rencontre, sa faim s’est de nouveau montrée au grand jour, malgré sa fatigue, puisqu’il a envoyé une frappe dans les gants de Lucas Chevalier. Une réussite non, mais une combativité.

– Bouaddi (4,5) : peu en réussite au moment de récupérer les ballons dans les pieds des parisiens, sur Kvara particulièrement (17e), le jeune milieu s’est montré tout de même intéressant dans les transitions. Récupérateur, la tête haute pour observer ce qui allait être le plus efficace à réaliser balle au pied, il a réellement voulu servir ses coéquipiers avec classe et volonté. Il a même aidé ses coéquipiers dans la zone défensive avec des retours importants (36e, 49e) et des bons replis défensifs. Avec des gestes trop peu maîtrisés, et des difficultés de récupération durant les dominations parisiennes, son rôle hybride a finalement manquer au dynamisme lillois en seconde mi-temps.

– Mukau (4) : absent de l’effectif de Bruno Génésio face à Rennes il y a deux semaines, il a été l’auteur d’une sacrée volée qui est passée à côté des cages de l’ancien gardien lillois après le quart d’heure de jeu (20e). Le joueur congolais de 21 ans a fait frissonner le camp parisien à plusieurs reprises, mais n’a pas complètement rempli ses tâches défensives. À l’heure de jeu, il a permis à son équipe de bénéficier d’un coup de pied arrêté plutôt bien placé, mais Ethan Mbappé n’a rien donné ensuite (61e). Remplacé par Osame Sahraoui (77e)

– Bentaleb (4) : dans un rôle qui a paru très défensif, puisqu’il s’est retrouvé collé à sa charnière dans un schéma à cinq arrières, l’Algérien a eu du mal à gratter des ballons, si ce n’est dans les courtes périodes de possession de son groupe. En retrait, le numéro six a clairement fait office de tour de contrôle face au jeu, afin de déclencher subitement quelques passes dans l’intervalle.

– E.Mbappé (4) : buteur au match aller dans les dernières minutes, l’attaquant nordiste a effectué un pressing de haute intensité en première période. Malgré des efforts qui n’ont pas forcément payé devant les défenseurs de la capitale, ses sensations ont paru bonnes durant les trente premières minutes de la partie. Après cela, il a semblé en difficulté face à Nuno Mendes, et a même baissé les bras lorsqu’il s’est mal fait servir par ses partenaires. L’ancien joueur du PSG a dû se servir de ses coudes pour gagner les batailles (37e), mais n’a pas souvent été récompensé. Remplacé par Marius Broholm (77e)

– Giroud (5,5) : avec son étiquette d’ancien sur le dos, le buteur tricolore a su se montrer expérimenté et percutant dès le début de la rencontre avec une frappe qui a touché le montant de Lucas Chevalier (2e). Le premier rideau n’a pas compté ses efforts pour aller titiller la charnière centrale des locaux. Quinze minute après son tir sur la barre transversale, il a récidivé avec une frappe dos au but, une nouvelle fois sur le poteau (23e). Finalement, sa main offensive a été sifflée par l’arbitre, synonyme d’une autre tentative manquée. La suite est cependant plus amère, car peu de ballons sont arrivés dans ses pieds. Remplacé par Soriba Diaoune (77e) qui a essayé d’inquiéter Lucas Chevalier avec une frappe écrasée après son entrée (83e).

– Haraldsson (3) : fantômatique, oui, il n’y a pas vraiment d’autre mot pour décrire la prestation de l’Islandais. Le numéro dix lillois n’a été visible qu’à partir de la seconde période. Dans les bons coups, il n’a pas été présent. Sur les retours défensifs, sa présence n’a pas pu être signifiée non plus. C’est seulement lorsqu’il a commis une énorme faute synonyme d’avertissement, qu’on a pu découvrir sa hargne au retour des vestiaires (62e). Il a tout de même tenté de s’infiltrer dans la surface de réparation parisienne quelques fois, afin d’obtenir quelques situations dangereuses (70e). Rien à ajouter à propos de son caractère et de sa qualité technique qui n’ont pas aidé les Nordistes. Rempalcé par Felix Correia (90e)

Pub. le 16/01/2026 23:19
– MAJ le 17/01/2026 03:45