Chantal Goya et
Jean-Jacques Debout ont bâti une légende
artistique et personnelle marquée par l’extravagance et la
fantaisie. Leur passion pour l’immobilier les a conduits à posséder
jusqu’à 24 maisons, reflet d’un goût prononcé pour les demeures de
caractère. Cependant, cette accumulation a fini par se transformer
en fardeau financier. En 2018, face à une dette fiscale de 1,65
million d’euros, le couple contracte un prêt de 2,215 millions
d’euros auprès du Crédit municipal de Bordeaux. Le 19 août 2025, le
tribunal judiciaire de Paris les condamne à rembourser 2,18
millions d’euros, une décision devenue exécutoire malgré leur
appel. Cette affaire révèle les difficultés d’un couple qui,
derrière les paillettes, doit désormais composer avec des
contraintes financières lourdes.
Une vie de bâtisseurs fantasques rattrapée par la réalité
L’homme aux 24 maisons
Jean-Jacques Debout a toujours été décrit comme un rêveur
passionné d’immobilier. Chantal Goya elle-même
reconnaît avec humour qu’il est “incapable de faire la
différence entre dix centimes et un million d’euros”. Ce goût
pour les maisons les a menés à posséder un
patrimoine impressionnant, parfois prestigieux,
parfois plus modeste. Toutefois, cette accumulation, loin d’être un
gage de stabilité, a généré des charges considérables et un
patrimoine difficile à gérer.
Des dettes fiscales lourdes
En 2018, le couple se retrouve face à une dette
fiscale de 1,65 million d’euros. Pour y faire face, ils
contractent un prêt de plus de 2,2 millions d’euros auprès du
Crédit municipal de Bordeaux, mettant en gage leurs droits Sacem.
Cette décision, censée les soulager, devient au contraire le point
de départ d’une spirale financière. En août 2025, la justice
condamne Chantal Goya et Jean-Jacques
Debout à rembourser 2,18 millions d’euros, rejetant leur argument
selon lequel ils n’auraient pas été suffisamment avertis du
risque d’endettement excessif.
Une condamnation judiciaire exécutoire
Le jugement du tribunal de Paris, rendu le 19 août 2025, est
devenu exécutoire malgré l’appel interjeté par le
couple, rapporte le Journal de la Maison.
Cette décision illustre la sévérité des règles fiscales et
bancaires, mais aussi la fragilité d’un patrimoine bâti sur des
choix parfois impulsifs. Chantal Goya et Jean-Jacques Debout
affirment leur sincérité et contestent certains éléments du
jugement, mais doivent désormais composer avec une dette
colossale qui pèse sur leur quotidien.
Entre extravagance et refuge modeste :
deux visages d’un couple mythique
Le faste des propriétés accumulées
Au fil des années, le couple a mené une vie de château,
possédant des demeures variées, parfois prestigieuses, parfois plus
simples. Ces acquisitions successives ont façonné une image
romanesque, celle d’artistes vivant entourés de
maisons, reflet de leur goût pour l’esthétique et
la fantaisie. Derrière cette accumulation se cachait une gestion
complexe, marquée par des ventes, des cessions et des dettes.
Le refuge de l’île de Ré
Loin de l’extravagance des 24 maisons, Chantal
Goya et Jean-Jacques Debout se sont attachés à une demeure bien
plus simple, nichée à l’île de Ré. Avec ses murs blancs et ses
volets bleus, cette maison est décrite par la chanteuse comme « un
cocon » où elle aime se retrouver. Ce lieu, empreint de charme et
de simplicité, reflète une autre facette du couple, celle d’une vie
plus intime, loin des projecteurs et des contraintes financières.
Une vie entre rêve et contrainte
Ce contraste entre le faste des propriétés passées et la
modestie du refuge actuel illustre la dualité de leur histoire.
D’un côté, l’image d’un couple fantasque, porté
par la passion et l’extravagance. De l’autre, la réalité d’une
dette colossale et d’un quotidien désormais marqué par la prudence.
Cette dualité révèle la complexité d’une vie partagée entre rêve
artistique et contraintes financières, entre passion et
obligation.