Pro D2 (17e journée). RC Vannes – CA Brive, ce samedi (21 h)Vous venez d’avoir 35 ans, comment vous sentez-vous physiquement ?

Ça dépend des jours. Certains jours, je me sens très bien et d’autres, j’ai un peu plus de mal à me mettre en route. Mais tant que je peux aider l’équipe, je me sens bien.

Vous jouez moins cette saison. Avez-vous discuté de la gestion de votre temps de jeu avec le staff ?

Non, nous en avons brièvement discuté. L’année dernière, j’ai joué beaucoup de matchs au début, puis j’ai été blessé. Je pense que cette année, le plan était de ne pas enchaîner autant. Ils ont bien pris soin de moi, ce qui m’a beaucoup aidé.

Comment vous gérez-vous à l’entraînement ?

Le staff me laisse me gérer. Je sais ce qui me convient pour me préparer. Le staff ici est très compréhensif à ce sujet et me permet de prendre soin de moi en dehors du travail. J’espère pouvoir leur rendre la pareille en jouant bien le week-end.

Êtes-vous toujours aussi passionné ?

C’est difficile les jours comme aujourd’hui (rire) (1). La passion de jouer est toujours là. Et je veux aussi envisager l’avenir en tant qu’entraîneur. C’est donc une bonne chose de continuer à apprendre et à découvrir différentes méthodes. Parfois, j’observe ce que font les entraîneurs et le staff ici, ce qui pourrait m’être utile pour ma vie d’après.

Votre contrat expire à la fin de la saison. Souhaitez-vous continuer ou envisagez-vous de prendre votre retraite ?

La retraite, j’y pense sérieusement. J’en ai parlé avec ma famille et j’en ai discuté avec ma femme. Retourner en Angleterre serait probablement la priorité à l’heure actuelle. Mais les choses peuvent changer, j’en suis conscient. Ce n’est donc pas encore sûr à 100 %. Mais oui, je pense sérieusement à la retraite.

C’est l’option numéro un ?

Oui, la première option est d’arrêter cette année.

Avez-vous discuté d’une prolongation au RCV ?

Non, nous n’avons eu aucune discussion avec le staff. Et la raison principale, c’est que pour ma famille, je souhaite retourner en Angleterre. La priorité est de rentrer chez moi avec mes enfants, pour qu’ils puissent reprendre l’école là-bas. Mais encore une fois, rien n’est sûr à 100 %.

Pourriez-vous poursuivre votre carrière dans un club anglais ?

Je ne sais pas.

Il paraît que vous aimeriez disputer la Coupe du monde 2027 avec les Tonga ? (2)

Oui, ce serait un honneur de représenter les Tonga. Cependant, encore une fois, la première option serait d’arrêter de jouer. Physiquement, je me sens encore capable de jouer. Mentalement, le fait de se préparer chaque jour à s’entraîner et à jouer est assez épuisant. Il y a des bons et des mauvais jours. Si la Coupe du monde avait lieu à la fin de cet été, en 2026 : bien sûr. Mais pour jouer encore un an, je devrais en parler à ma femme et à ma famille.

En avez-vous parlé avec le staff des Tonga ?

Oui, nous avons discuté parce que je suis allé leur rendre visite en novembre, car je voulais en savoir plus sur le coaching. J’ai parlé avec l’entraîneur à ce moment-là. Je lui ai dit que si mon corps et mon esprit étaient prêts, alors évidemment. Il s’est montré très compréhensif et il m’a dit que si j’en avais besoin, nous en reparlerions.

Votre père a été capitaine des Tonga. Qu’est-ce que cela signifierait de porter le même maillot ?

Oui, mon père a joué, mes oncles ont joué aussi, et mon grand-père a joué et a également été entraîneur. Il y a une longue histoire entre ma famille et la sélection des Tonga. C’est pourquoi ce serait un honneur pour moi de les représenter.

Quels souvenirs gardez-vous de votre enfance aux Tonga jusqu’à l’âge de sept ans ?

Très peu. Je me souviens surtout de quand j’allais à l’école. En rentrant, la première chose que nous faisions était d’aller sur le terrain pour jouer au rugby, généralement avec une bouteille en plastique ou un bâton. Le rugby est le sport principal et mes premiers souvenirs des Tonga sont liés à ce sport.

(1) L’entretien a eu lieu mercredi après un entraînement sous la pluie

(2) Depuis 2022, un joueur peut changer de sélection sous certaines conditions, à partir de trois ans après sa dernière sélection (le 18 mars 2023 pour Mako Vunipola)