L’eurodéputée, déjà candidate aux élections municipales de Montpellier en 2014, incarne aussi l’ambition du RN de peser sur les élections locales.

France Jamet est candidate aux élections municipales de Montpellier. La députée européenne, figure du Rassemblement National, a annoncé ce vendredi 16 janvier sa participation au scrutin du 15 mars prochain. Un de plus pour l’Héraultaise, fille du cofondateur du Front National Alain Jamet décédé en novembre dernier. Elle conduira une liste RN, avec le soutien de l’Union des Droites pour la République (UDR), le parti présidé par Éric Ciotti. Un soutien qui s’est traduit ce vendredi par la présence à ses côtés du député de la 9e circonscription de l’Hérault Charles Alloncle.

À nouveau candidate, après 2014

Adhérente au Front National dès 1974, militante de la première heure et membre du bureau politique du Rassemblement National, France Jamet a déjà brigué plusieurs mandats locaux en Occitanie. Élections régionales, législatives en 2012 et 2017, départementales mais aussi municipales en 2014. Alors à la tête d’une liste FN, elle avait recueilli 13,8 % des suffrages au premier tour, puis 9,2 % au second.

« De tous mes mandats, celui de conseillère municipale d’opposition (2014-2017, sous la mandature de Philippe Saurel) est celui pour lequel j’ai pris le plus de plaisir. L’élection municipale, c’est le rendez-vous civique par excellence. Celui qui ne doit pas être que politique. Je défends une position sans clivage, sans idéologie. Je propose un constat de l’État de Montpellier, ceux qui le partagent sont les bienvenus », annonce France Jamet.

En investissant l’une de ses têtes d’affiche régionales à Montpellier, le RN confirme aussi sa nouvelle stratégie. Longtemps en retrait lors des élections locales, le parti de Jordan Bardella ambitionne de présenter 700 candidats lors de ces municipales, dont des personnalités bien identifiables dans les grandes villes, tout en faisant alliance avec l’UDR. Dans les premiers sondages réalisés autour de la campagne montpelliéraine, le candidat soutenu par le RN était crédité de 9 % à 11 % des voix au premier tour. Mais les instituts avaient tous testé Thierry Tsagalos comme candidat officiel…