Aspa 2026 : nouveaux montants du minimum vieillesse
Les retraités aux revenus modestes scrutent chaque début d’année
leur compte : l’Allocation de solidarité aux personnes âgées,
appelée minimum vieillesse, a été réévaluée au 1er janvier 2026.
Revalorisation mécanique de 0,9 % face à une
inflation en reflux, mais toujours présente dans le quotidien.
Cette aide touche environ 723 000 personnes. Son but ne change pas
: garantir un socle de ressources à ceux qui disposent de faibles
pensions.
Ce qui change pour 2026 : les plafonds de ressources et les
montants cibles ont été mis à jour, et le nouveau montant
s’applique dès janvier. Le versement actualisé arrive sur le compte
en février. L’Aspa reste une allocation
différentielle, pas une pension forfaitaire qui s’ajoute.
Concrètement, l’État verse uniquement ce qu’il faut pour atteindre
le seuil garanti, après déduction de toutes vos autres retraites.
Combien exactement pour une personne seule et pour un couple ?
Plafond de ressources Aspa 2026 et calcul réel du
versement
Pour une personne seule, le niveau garanti est fixé à 1
043,59 € par mois, soit 12 523,14 € par
an. Pour un couple (mariés, pacsés ou concubins), le plancher de
ressources atteint 1 620,18 € par mois, soit
19 442,21 € par an. Ces montants servent de
plafond de ressources à ne pas dépasser pour être
éligible et de cible vers laquelle l’allocation vient compléter vos
revenus. Ils ne correspondent pas à un virement automatique.
Exemple simple : une personne seule qui perçoit 500 € par mois
recevra 543,59 € d’Aspa pour atteindre 1 043,59 €.
L’administration examine d’abord vos revenus des trois derniers
mois ; si cela dépasse le plafond, elle peut regarder sur douze
mois. Si un seul conjoint est éligible dans un couple, le plafond
de ressources du foyer reste celui du couple, mais l’allocation
versée à l’individu ne dépasse jamais 1 043,59 €.
Conditions 2026 : âge, résidence, cumul emploi ou AAH
Trois conditions s’additionnent. L’âge : avoir au moins
65 ans, ou 62 ans dans des situations
particulières (inaptitude, incapacité d’au moins 50 %, carrière
longue). La résidence : vivre en France au moins neuf mois par an.
Enfin, il faut avoir liquidé toutes ses retraites, en France comme
à l’étranger. Les étrangers doivent, sauf exceptions, justifier
d’un titre de séjour autorisant le travail depuis dix ans.
Côté calcul des ressources, la caisse retient pensions, revenus
d’activité et revenus du patrimoine ; pour les biens mobiliers et
immobiliers hors résidence principale, une évaluation forfaitaire
de 3 % de la valeur s’applique. Certaines aides ne
sont pas comptées (prestations familiales, AAH,
APL, ALS, Apa). Vous travaillez encore un peu ? Un abattement sur
revenus pro allège l’équation, à hauteur de 1 640,73
€ par trimestre pour une personne seule en 2026. Si votre
taux d’incapacité est inférieur à 80 %, l’Aspa remplace l’AAH ; à
80 % ou plus, un cumul différentiel reste possible.
Aspa et succession en 2026 : que
peuvent récupérer les héritiers ?
Recevoir l’Aspa n’efface pas l’impact patrimonial. L’aide peut
faire l’objet d’une récupération sur succession
après le décès, mais seulement si l’actif net dépasse un seuil. En
métropole, déclenchement à partir de 108 586,14 €.
Dans les DROM (Guadeloupe, Guyane, Martinique, La Réunion), le
seuil est de 150 000 €. En dessous, rien.
La récupération ne vise que la part de l’actif qui excède ces
seuils, dans la limite des sommes versées au titre de l’Aspa. Elle
n’est pas automatique et laisse intactes les petites successions.
Démarches utiles : dépôt du dossier auprès de votre caisse ou via
la mairie/CCAS si vous n’avez pas de pension.