Arrivé à Béziers à l’été 2023, Antoine Havard est le préparateur physique des Béziers Angels et du centre de formation. Décryptage de son travail, avant la réception du RC Cannes, ce samedi 17 janvier à 20 h, lors de la 17e journée de Ligue A féminine.
C’est souvent un travail de l’ombre qu’effectue Antoine Havard, 27 ans. Un rôle ô combien important pour la réussite d’une saison : « Le volley est un sport très traumatisant pour les articulations, notamment les genoux et les épaules », explique-t-il.
Entre les réceptions de sauts répétées et les gestes réalisés au-dessus de la tête, la préparation physique nécessite une attention particulière : « Il y a beaucoup de prévention autour du genou et de l’épaule, et un gros travail de renforcement de la chaîne postérieure : fessiers, ischio- jambiers, mollets ».
Toute l’actualité des Béziers Angels
En début de saison, des tests sont réalisés afin d’identifier les déséquilibres entre chaîne antérieure et chaîne postérieure. « Dans la plupart des cas, il y a des déficits. L’objectif est de les rééquilibrer par le travail de force, un peu d’hypertrophie, et du renforcement spécifique, notamment sur le haut du corps : dos, épaules, bras », détaille-t-il.
« Je préfère consacrer plus de temps à la prévention et à la récupération qu’au développement pur »
La méthode repose sur un principe central : la santé. « Une saison ici représente peut-être 10 % de la carrière d’une joueuse. Je préfère consacrer plus de temps à la prévention et à la récupération qu’au développement pur », prévient Antoine Havard.
Sommeil, hydratation, nutrition et récupération occupent une place essentielle, avec des outils comme les bains froids, la cryothérapie et un suivi quotidien en lien avec le staff médical. Trois séances de musculation sont programmées chaque semaine, en alternance avec le travail terrain. « On fonctionne par groupes, décrit le préparateur physique. Une partie des joueuses est en volley, l’autre en musculation, puis on inverse. »
La force constitue le fil conducteur de la saison : « Il y a toujours de la force dans mes séances : force maximale, force-vitesse, force-puissance. »
L’aide de capteurs
L’analyse de la charge de travail est également au cœur de l’organisation, grâce à des capteurs mesurant le nombre et la hauteur des sauts. « Cela nous permet de comparer l’entraînement au match et d’éviter les écarts qui augmentent le risque de blessure », dépeint-il.
À la mi-janvier, le travail est axé sur le maintien, avec une montée en charge progressive en vue de la demi-finale de Coupe de France et des playoffs. « En phase finale, on n’a plus le temps de faire de la musculation, il faut être prêt avant », avance-t-il encore. Ce soir, les organismes seront sollicités, avec la réception de Cannes à 20 h. Une affiche du haut de tableau, dans un palais des sports qui devrait faire le plein.