Après un an d’investigations, trois personnes ont été mises en examen dans le cadre d’une enquête sur des vols de câble en cuivre, a annoncé la gendarmerie ce samedi.
Les investigations ont débuté en janvier 2025 après des vols de câbles de cuivre sur des chantiers de rénovation de l’opérateur Orange dans les départements des Yvelines et du Val-d’Oise, indique la gendarmerie dans un communiqué.
Un couple en garde à vue
Identifié par les gendarmes, le réseau criminel opérait depuis une société sous-traitante dont le couple gestionnaire a été placé en garde à vue mardi. Un troisième suspect, chargé du volet fiscal et social de la société, a lui été interpellé mercredi.
Ces trois personnes ont été mises en examen et placées sous contrôle judiciaire par le parquet de Pontoise (Val-d’Oise) dans l’attente de leur jugement prévu le 24 juin.
Des millions d’avoirs saisis
En marge des interpellations réalisées cette semaine, les gendarmes ont procédé à des saisies d’avoirs criminels pour une valeur estimée à 2,6 millions d’euros incluant deux biens immobiliers dont le château de Gondreville, situé dans l’Oise.
En juin, l’enquête menée par la brigade de recherches de l’Isle d’Adam, de la section de recherches de Versailles, appuyés pour la partie patrimoniale de la cellule d’enquête contre le travail illégal et la fraude (CELTIF) du Val-d’Oise, avait procédé à une première vague d’interpellations.
Dix-sept personnes, qui travaillaient pour cette société sous-traitante, avaient été interpellées, suspectées d’avoir participé aux vols des câbles, à leur recel et au blanchiment des revenus de leur vente.
Près de 200 tonnes de câbles volés
« Le produit infractionnel est estimé à 189 tonnes de câbles depuis le 1er janvier 2024, soit une valeur marchande estimée à environ 900 000 euros », indique la gendarmerie dans son communiqué diffusé samedi.
Voitures de luxe, argent liquide, vêtements, montres et bijoux… En juin, les forces de l’ordre avaient déjà opéré diverses saisies d’avoir criminels pour un montant avoisinant les deux millions d’euros, portant au total le montant des saisies à 4,5 millions d’euros.
Suspectant alors l’emploi d’étrangers sans titre de séjour, une seconde procédure a été ouverte et confiée à la CELTIF 95 pour du travail dissimulé, de l’emploi d’étrangers sans titre, du blanchiment de travail dissimulé et de l’aide au séjour irrégulier.